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Déclaration du ministre Kevin Flynn au sujet de la Journée de l’équité salariale

  • Diffusion : le 10 avril 2018
  • Dernière mise à jour : avril 2018

Nous marquons aujourd’hui la Journée de l’équité salariale dans la province de l’Ontario.

Cette journée est l’occasion de saluer le rôle primordial que jouent les femmes dans notre économie.

Elle est aussi l’occasion de souligner la réalité troublante que les femmes sont en moyenne moins bien payées que les hommes.

L’écart salarial entre les sexes en Ontario est demeuré inchangé ces dix dernières années, les femmes gagnant environ 30 pour 100 de moins que les hommes.

En marquant cette journée, l’Ontario se joint à d’autres gouvernements de par le monde pour reconnaître que cette inégalité existe toujours….

… et qu’il faut l’éliminer.

Ceci étant dit, nous avons fait d’importants progrès au fil des années.

De nos jours, les femmes forment la moitié de la main-d’œuvre dans les domaines de l’innovation et de la recherche, de l’enseignement comme des services policiers et elles représentent la moitié des propriétaires de petites entreprises et des chefs de la direction d’entreprises en général.

Il n’en reste pas moins qu’une femme doit en moyenne travailler plus longtemps pour gagner autant d’argent qu’un homme.

En Ontario, il faut compter environ 15,5 mois de gains d’une femme pour arriver aux gains annuels d’un homme.

Ce n’est tout simplement pas juste, ce n’est pas juste envers nos filles, nos sœurs, nos mères.

Le fait est que l’élimination de l’écart salarial est impérative non seulement sur le plan moral, mais aussi économique.

En favorisant l’égalité des sexes au travail, l’Ontario pourrait ajouter 60 milliards de dollars à son PIB d’ici 2026, autrement dit l’augmenter de 9 pour 100.

Notre gouvernement s’est donc donné pour priorité d’atteindre l’égalité des sexes et il a fait d’importantes avancées dans ce sens.

Nous sommes le premier gouvernement au Canada à avoir déposé un projet de loi sur la transparence salariale dans le cadre d’une vaste nouvelle stratégie visant à promouvoir l’autonomisation économique des femmes et à améliorer la qualité et l’équité des milieux de travail.

Le mois dernier, la première ministre a lancé Le passé, le présent et le futur : Stratégie ontarienne pour l’autonomisation économique des femmes, qui prévoit le dépôt d’un projet de loi visant à combattre les préjugés sexistes lors de l’embauche et de l’établissement des salaires, de même qu’à promouvoir des pratiques de rémunération plus équitables.

Le texte déposé, soit le Projet de loi 3, Loi de 2018 sur la transparence salariale, vise à faire en sorte que tout le monde en Ontario – y compris les femmes et d’autres groupes jusqu’ici défavorisés sur les lieux de travail – ait les mêmes possibilités de négocier un salaire équitable et de progresser dans sa carrière selon son mérite.

Si elle est adoptée, cette loi aura pour effet d’améliorer la transparence salariale lors du processus d’embauchage, de même que d’interdire aux employeurs d’user de représailles envers les employés qui parlent de leur rémunération ou de demander aux personnes qui postulent un emploi de dire ce qu’elles ont gagné par le passé.

Elle exigerait aussi des plus grands employeurs qu’ils fassent rapport au gouvernement sur la composition de leurs effectifs et sur les différences de rémunération entre ceux-ci selon le genre et d’autres caractéristiques liées à la diversité.

De plus, cette loi sans précédent aurait pour effet d’officialiser la Journée de l’équité salariale en Ontario, en guise de rappel bien clair que l’inégalité entre les sexes demeure une réalité dans notre province.

Notre Stratégie pour l’autonomisation économique des femmes comporte plusieurs facettes, parmi lesquelles des investissements qui pourront atteindre 50 millions de dollars sur trois ans.

Elle aidera à abattre les obstacles qui depuis trop longtemps empêchent les femmes de profiter équitablement de notre économie en rapide évolution.

L’Ontario prend les devants au Canada avec cette stratégie.

Notre stratégie aura aussi pour but de renforcer et de multiplier les centres de femmes offrant des possibilités de formation pour acquérir de nouvelles compétences et une variété d’autres soutiens aux femmes qui souhaitent refaire leur vie, notamment celles qui ont subi de la violence ou encore les femmes immigrantes et racialisées.

Nous allons continuer de redoubler d’efforts pour promouvoir la place des femmes comme cadres de direction des entreprises, faciliter leur accès à la formation et au mentorat, et mieux soutenir celles qui se lancent en affaires.

L’Ontario va aussi travailler avec le gouvernement fédéral pour essayer d’amener des changements aux congés parentaux et prestations afférentes, afin de faciliter le partage des responsabilités parentales et de promouvoir le maintien des femmes sur le marché du travail.

Nous avons également obtenu l’adoption de la Loi de 2017 pour l’équité en milieu de travail et de meilleurs emplois – la plus importante actualisation des lois régissant l’emploi en Ontario entreprise depuis une génération.

En janvier dernier, nous avons porté le salaire minimum à 14 $ l’heure et nous le relèverons de nouveau le 1er janvier 2019 en le fixant à 15 $.

Nous avons tous entendu parler de mères qui gagnaient l’ancien salaire minimum et qui acceptaient par exemple de rester sur appel toute la nuit dans l’espoir de gagner assez pour s’occuper de leurs enfants.

Après avoir payé leur loyer, acheté de quoi manger et donné de l’argent à leur gardienne, il ne leur restait plus rien.

Une part importante des salariés les moins bien payés sont des femmes, et donc la hausse du salaire minimum en Ontario aidera à combler l’écart salarial en mettant un peu plus d’argent âprement gagné dans les poches des personnes qui en ont le plus besoin.

Depuis ce mois-ci, l’Ontario est aussi le premier endroit en Amérique du Nord où la loi prescrit désormais un salaire égal pour un travail égal, que celui-ci soit effectué par des personnes ayant un emploi occasionnel, à temps partiel, temporaire, saisonnier, à temps plein ou permanent.

Les femmes sont deux fois plus susceptibles que les hommes de travailler à temps partiel.

Ceci contribuera donc grandement à rendre la rémunération des femmes plus équitable.

Notre province a également instauré un nouveau congé avec protection de l’emploi pour les employés qui ont personnellement subi de la violence familiale ou sexuelle ou été exposés à une telle menace, ou encore dont un enfant a été victime ou menacé d’une telle violence.

La violence conjugale est invariablement reconnue comme étant l’une des formes les plus répandues de violence envers les femmes au Canada.

Parallèlement, la vaste majorité des victimes d’agressions sexuelles au Canada – 87 pour 100 – sont des femmes.

Lorsqu’une telle infamie se produit, la dernière chose dont une victime devrait avoir à se soucier est de savoir si elle peut prendre un congé sans risquer de perdre son emploi.

Nous avons de plus élargi le congé d’urgence personnelle et le congé en raison de la disparition criminelle d’un enfant, et nous avons mis en place un congé élargi en cas de décès d’un enfant.

Enfin, à compter du 1er janvier 2019, nous rendrons la planification des horaires des employés plus juste, notamment en instaurant le versement obligatoire de trois heures de salaire aux personnes dont le quart de travail est annulé dans un délai de 48 heures avant son début.

Pendant des années, bon nombre de travailleurs, y compris quantité de femmes, ont eu trop peu de voix au chapitre concernant leurs heures travaillées et se sont vu attribuer leurs horaires de travail avec très peu de préavis.

Les changements et annulations de dernière minute sont choses courantes… avec les fréquentes difficultés que cela peut créer pour jongler avec le travail et les responsabilités familiales, et notamment l’obtention d’une garde appropriée pour les enfants.

Les nouvelles règles rendront les horaires de travail plus faciles à prévoir.

Ces mesures renforceront la place des femmes dans notre économie et, à terme, aideront à combler l’écart salarial entre les sexes.

Elles étayent par ailleurs d’autres actions gouvernementales récentes en faveur du bien-être économique des femmes, telles que des investissements visant à rendre les services de garde d’enfants abordables et accessibles, réduire la pauvreté et éliminer la violence envers les femmes.

Je suis fier de faire partie d’un gouvernement qui élimine l’écart salarial entre les sexes.

Pour parler franchement, la Journée de l’équité salariale ne devrait même pas exister.

Nous sommes en 2018. Il ne devrait plus y avoir aucune raison pour les femmes de se heurter à une quelconque inégalité au travail, en affaires ou au sein de la société.

Personne ne devrait être payé moins que quelqu’un d’autre pour l’exécution du même travail ou d’un travail d’égale valeur.

Peu importe qui l’on est.

Peu importe de quoi on a l’air.

Unissons donc nos efforts pour créer une société plus égale.

Une société plus juste.

Une société qui nous permet de regarder en arrière et de nous dire que nous avons fait tout notre possible pour garantir un traitement équitable à l’ensemble de nos enfants.