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Déclaration à l’Assemblée législative
par l’honorable Kevin Flynn,
ministre du Travail
au sujet de la Journée internationale annuelle de sensibilisation aux lésions attribuables au travail répétitif

  • Diffusion : le 25 février 2015
  • Dernière mise à jour : février 2015

SOUS RÉSERVE DE MODIFICATIONS

Je vous remercie, Monsieur le Président.

Le samedi 28 février est la Journée internationale de sensibilisation aux lésions attribuables au travail répétitif.

Le but de cette journée spéciale est de mieux faire connaître la nature débilitante des lésions causées par les microtraumatismes répétés et les façons de les prévenir.

Chaque année, nous soulignons la Journée internationale de sensibilisation aux lésions attribuables au travail répétitif dans le but d’encourager la prévention de ce genre de blessures. Des blessures qui, bien qu’elles ne mettent pas la vie en danger, peuvent néanmoins être douloureuses au point d’altérer profondément la qualité de vie.

Au ministère du Travail – et dans tout le système ontarien de santé et de sécurité au travail –, nous utilisons un terme d’un sens plus large. Nous utilisons le terme « troubles musculo-squelettiques » ou son sigle, TMS.

Ce terme décrit les blessures et les troubles que subit le système musculo-squelettique, et qui peuvent être causés ou aggravés non seulement par le travail répétitif, mais aussi par des efforts intenses, des positions fixes ou inconfortables, des vibrations et d’autres causes physiques.

Quel que soit le nom que nous leur donnons, il est toujours préférable de les prévenir que d’essayer de les guérir.

Ces blessures ont des conséquences énormes.

Elles représentent plus de 40 p. 100 des blessures entraînant un arrêt de travail qu’autorise la Commission de la sécurité professionnelle et de l’assurance contre les accidents du travail.

En plus de la douleur, de la souffrance et des coûts sur les plans social, émotionnel et économique que ces blessures représentent pour les personnes qui en souffrent, il faut compter les coûts économiques qu’elles entraînent pour nous tous – des coûts estimés à plus de 26 milliards de dollars chaque année.

Nous pouvons faire mieux.

Ces blessures sont totalement évitables.

Les travailleurs et les employeurs en Ontario ont à leur disposition maintes ressources qui aident les travailleurs à se protéger contre les TMS, qui sont, rappelons-le, souvent douloureux.

Ces ressources sont offertes par mon ministère, la CSPAAT, nos partenaires pour la santé et la sécurité au travail, partout en Ontario, et de nombreux autres organismes qui se soucient de la santé et de la sécurité au travail.

À longueur d’année, le ministère du Travail et ses partenaires s’emploient :

  • à faire observer les lois et règlements qui s’appliquent aux lieux de travail;
  • à mieux faire connaître les dangers professionnels;
  • à former les parties présentes dans les lieux de travail;
  • à étudier le sujet des TMS et les façons de les prévenir.

Quand ils se rendent dans les lieux de travail, les inspecteurs de la santé et de la sécurité au travail du ministère se concentrent sur trois choses :

  • Ils veillent à ce que les lieux de travail aient un système de responsabilité interne qui fonctionne bien.
  • Ils relèvent les dangers, dont ceux qui causent des TMS.
  • Ils veillent à ce que les lois et règlements sur la santé et la sécurité au travail soient observés.

Les inspecteurs du ministère du Travail obtiennent une formation pour qu’ils puissent reconnaître les dangers associés au TMS.

La Loi sur la santé et la sécurité au travail oblige les employeurs à prendre toutes les précautions raisonnables dans les circonstances pour protéger leur personnel.

Cela comprend la protection contre les dangers professionnels qui pourraient causer des troubles musculo-squelettiques.

En vertu de la Loi sur la santé et la sécurité au travail et des règlements qui en découlent, les ergonomes et les inspecteurs du ministère sont autorisés à prendre des ordonnances pour obliger les employeurs :

  • à prendre des mesures pour s’attaquer aux dangers liés aux TMS, notamment par des évaluations ergonomiques et d’autres mesures de prévention;
  • à faire des évaluations ergonomiques;
  • à montrer à leur personnel comment prévenir les TMS.

Notre gouvernement tient à réduire le nombre de blessures et de troubles musculo-squelettiques en Ontario.

Il reste encore évidemment beaucoup à faire.

Une blessure est une blessure de trop, surtout quand on sait que les TMS sont totalement évitables.

Nous devons continuer à créer des changements constructifs, qui ont un effet favorable.

Nous devons continuer à encourager une culture de la prévention.

En unissant nos efforts, nous pouvons atteindre notre but, celui de rendre les lieux de travail plus sains et plus sécuritaires, partout en Ontario.

Je vous remercie, Monsieur le Président.