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Déclaration à l’Assemblée
de l’honorable Kevin Flynn,
ministre du Travail
à l’occasion du Jour de deuil

  • Diffusion : le 28 avril 2015
  • Dernière mise à jour : avril 2015

SOUS RÉSERVE DE MODIFICATIONS

Monsieur le Président,

Le 28 avril est le Jour de deuil au Canada, une journée durant laquelle nous rendons hommage aux milliers d’hommes et de femmes qui ont été tués ou blessés sur leur lieu de travail, et nous nous souvenons d’eux.

Nous rendons également hommage aux familles et aux amis de ces personnes, dont la vie a été fondamentalement bouleversée par ces tragédies.

Cette date a été choisie car, le 28 avril 1914, la Workmen's Compensation Act est passée en troisième lecture dans cette même Assemblée législative.

L’Ontario commémore le Jour de deuil depuis les années 1980.

De nos jours, plus de 100 pays du monde entier commémore le Jour de deuil.

Ici, en Ontario, les défenseurs de la santé et de la sécurité dans les entreprises, les écoles et les collectivités travaillent d’arrache-pied, chaque jour de l’année, pour veiller à ce que la population travaille dans des lieux salubres et sécuritaires.

Grâce à ces efforts, nous avons pu faire diminuer de façon notable le nombre de blessures au travail dans la province.

Durant la dernière décennie, nous avons réduit le nombre de blessures de 40 pour 100, faisant de l’Ontario l’un des endroits les plus sécuritaires au Canada.

Cependant, en dépit de ces progrès, un nombre trop élevé de personnes continuent à perdre la vie, à subir une blessure ou à tomber malade en raison de leur travail.

Aucun travail ne vaut une vie.

Aucun travail ne vaut une blessure.

Et bien qu’il soit important de connaître les chiffres pour veiller à ce que nos plans portent leurs fruits, il ne faut pas oublier que ces statistiques comportent une dimension vraiment réelle et humaine.

Lorsque des tragédies se produisent au travail, ce sont des vies qui sont dévastées.

Les familles et les collègues – et même des communautés entières – en ressentent les effets.

C’est douloureux.

Et c’est la raison pour laquelle je prends la situation très au sérieux et je sais que c’est aussi le cas pour vous toutes et tous.

J’exhorte chacune et chacun d’entre vous à faire de la santé et de la sécurité au travail une priorité personnelle. Je vous demande d’expliquer dans vos communautés que les travailleurs ont le droit de refuser un travail non sécuritaire et que le ministère du Travail met des ressources à disposition pour que les employeurs et les travailleurs comprennent leurs droits et leurs responsabilités.

Monsieur le Président, je suis fier d’appartenir à un gouvernement qui investit activement dans la santé et la sécurité au travail.

Le personnel de mon ministère collabore avec ses partenaires pour continuer à faire baisser le nombre de blessures et pour qu’il n’y ait plus de morts.

Nous avons presque doublé le nombre d’inspecteurs de la santé et de la sécurité en Ontario.

Plus tôt, ce mois-ci, nous avons pris des mesures pour prévenir les chutes dans le secteur de la construction en rendant la nouvelle formation pour le travail en hauteur obligatoire …

Et récemment, nous étions à Sudbury pour annoncer que le gouvernement accepte les 18 recommandations de l’Examen de la santé et de la sécurité dans les mines et de la prévention, et commence à les mettre en œuvre.

Par ailleurs, nous continuons d’effectuer des inspections éclair tous les ans pour mieux sensibiliser à la sécurité et contribuer à prévenir les blessures et les décès.

Je sais néanmoins que nous ne sommes pas arrivés au bout de nos peines.

Nous devons continuer d’améliorer les conditions de travail de la main-d’œuvre.

Nous devons nous assurer que chaque lieu de travail dispose des outils voulus pour améliorer la santé et la sécurité au travail, et que chaque travailleur dispose de l’information et du soutien nécessaires pour pouvoir faire des choix sûrs au travail.

Rendons toutes et tous hommage aux personnes dont nous nous souvenons aujourd’hui en nous engageant une nouvelle fois à faire tout en notre pouvoir pour prévenir les décès, les blessures et les maladies au travail.

Continuons d’œuvrer sans relâche pour changer la culture de la santé et de la sécurité au travail.

Et souvenons-nous de toutes les personnes qui ont été blessées ou tuées au travail. Gardons-les dans nos pensées pour que nous n’oublions jamais l’importance de notre engagement envers la sécurité des travailleurs.

Monsieur le Président, nous allons, sous peu, observer un instant de silence pour nous souvenir des personnes qui sont mortes, qui ont été blessées ou qui sont tombées malades au travail.

Rendons hommage à la mémoire des personnes qui ont péri en promettant de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour rendre les lieux de travail aussi sécuritaires que possible pour tous les hommes et les femmes qui travaillent et leurs familles.

Je vous remercie, Monsieur le Président.