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Déclaration prononcée devant l'Assemblée législative
par l’honorable Kevin Flynn,
ministre du Travail
au sujet du 100e anniversaire de la CSPAAT

  • Diffusion : le 29 octobre 2014
  • Dernière mise à jour : octobre 2014

SOUS RÉSERVE DE MODIFICATIONS

Monsieur le Président, nous célébrons ce mois-ci le 100e anniversaire de la Commission de la sécurité professionnelle et de l’assurance contre les accidents du travail, la CSPAAT.

Il y a 100 ans, le 1er octobre 1914, le conseil d’administration de la Workmen’s Compensation Board, comme la CSPAAT s’appelait à l’époque, tenait sa première réunion pour commencer à offrir aux Ontariens et Ontariennes une assurance contre les accidents du travail.

Cette année-là est marquée par de grands bouleversements.

Le Canada envoyait son premier convoi de troupes de l’autre côté de l’Atlantique, pour la Première Guerre mondiale.

Le Musée royal de l’Ontario ouvrait à Toronto ses portes au public.

Et le juge ontarien Sir William Meredith venait de remettre au lieutenant-gouverneur son rapport sur l’indemnisation des travailleurs blessés au travail.

Ce rapport comprenait un compromis historique.

Y étaient exposés quelques principes fondamentaux d’un régime d’indemnités pour les travailleurs. Ce sont les principes suivants :

  • l’assurance sans égard à la responsabilité;
  • la garantie des prestations par la création d’un fonds;
  • le principe de la responsabilité collective pour le patronat;
  • l’administration par un organisme indépendant.

Ces principes se sont traduits par la création de l’organisme appelé aujourd’hui la Commission de la sécurité professionnelle et de l’assurance contre les accidents du travail.

Ces principes sont tout aussi valables aujourd’hui qu’ils l’étaient il y a 100 ans.

Et ils resteront valables au cours des 100 prochaines années et au-delà, parce que la CSPAAT continuera de s’adapter à l’évolution des besoins de la main-d’œuvre.

Notre gouvernement continue d’adhérer aux principes fondateurs de la CSPAAT, parce qu’il croit qu’une CSPAAT forte et juste est d’une importance fondamentale pour les travailleurs, les employeurs et l’économie de l’Ontario.

Les personnes qui ont été blessées au travail en Ontario doivent être traitées avec équité, dignité et respect.

Parce que, même dans une société d’abondance comme la nôtre, nos travailleurs – les gens de l’Ontario – sont notre ressource la plus importante.

Nous devons donc faire tout notre possible pour les protéger.

La CSPAAT indemnise les personnes qui ont subi des blessures ou contracté une maladie au travail. Elle leur donne accès à des soins de santé et à des services de soutien, pour les aider à retourner au travail quand elles peuvent le faire sans danger.

Je sais que la CSPAAT tient à créer un régime d’assurance financièrement viable, qui continuera d’aider les travailleuses et travailleurs ontariens au cours des 100 prochaines années et plus loin encore.

À cet égard, j’aimerais souligner le travail assidu que font la présidente du conseil d’administration de la CSPAAT, Elizabeth Witmer, et le président de la CSPAAT, David Marshall.

Je les remercie tous les deux.

Monsieur le Président, nous constatons ce mois-ci un autre jalon important.

C’est, ce mois-ci, le 35e anniversaire d’un événement historique en Ontario : celui de l’adoption de la Loi sur la santé et la sécurité au travail.

Cette loi a changé à jamais la façon dont les lieux de travail abordent la santé et la sécurité.

Elle a donné aux travailleuses et travailleurs trois droits fondamentaux :

  • le droit de refuser d’exécuter des tâches dangereuses;
  • le droit de connaître les dangers présents dans leur lieu de travail;
  • le droit d’aider à relever et à résoudre les préoccupations en matière de santé et de sécurité au travail.

Depuis 2003, nous avons beaucoup réduit le nombre de blessures professionnelles en Ontario.

L’Ontario est l’un des endroits les plus sûrs où travailler au Canada.

Cela dit, nous aurons des efforts à faire dans ce domaine tant que nous aurons des mères et des pères ou des fils et des filles qui ne rentreront pas chez eux après leur journée de travail, parce qu’ils ont été blessés ou tués au travail.

C’est pourquoi notre gouvernement a entrepris de revitaliser le système de santé et de sécurité au travail de l’Ontario. C’est la plus grande revitalisation du système depuis plus de 30 ans.

Un des changements les plus importants est entré en vigueur le 1er juillet de cette année. Il s’agit d’un règlement qui oblige les employeurs à veiller à ce que leur main-d’œuvre et leurs superviseurs obtiennent une formation de base en santé et sécurité au travail.

L’Ontario est la première province du Canada à rendre obligatoire ce genre de formation, et nous croyons qu’elle donnera aux travailleuses et travailleurs, partout en Ontario, les outils de base dont ils ont besoin pour exécuter leurs tâches de façon sécuritaire.

Monsieur le Président, au-delà de ces importants anniversaires, nous continuerons de nous concentrer sur les besoins les plus grands, tels que les travailleurs vulnérables, les petites entreprises et les lieux de travail où les risques sont particulièrement élevés.

Nous devons tous unir nos efforts pour prévenir les blessures, les maladies et les décès liés au travail.

Nous avons collectivement cette importante responsabilité.

Nous commémorons aujourd’hui le travail que la CSPAAT a fait auprès des Ontariennes et Ontariens et nous regardons vers les prochains 100 ans. Profitons-en donc pour renforcer notre détermination à vouloir éliminer les blessures et maladies professionnelles.

Rappelons-nous que même une seule blessure professionnelle est une blessure de trop.

Et continuons d’unir nos efforts pour réaliser notre objectif : celui d’un milieu du travail plus équitable, où sont renforcées les protections contre les blessures et les maladies professionnelles.

C’est le genre d’avenir que nous voulons pour nos enfants et que tous les travailleurs méritent.

C’est le genre d’Ontario que nous voulons bâtir.

Merci, Monsieur le Président.