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Déclaration à l'Assemblée législative
par l'honorable Kevin Flynn,
ministre du Travail
et l'honorable Teresa Piruzza
au sujet de la
Journée de l'équité salariale

  • Diffusion : le 8 avril 2014
  • Dernière mise à jour : avril 2014

SOUS RÉSERVE DE MODIFICATIONS

Ministre Flynn

Monsieur le Président,

Je me sens honoré de prendre la parole à l'Assemblée législative pour célébrer le 16 avril la Journée de l'équité salariale avec des groupes communautaires de tout l'Ontario. J'aimerais rendre aussi hommage aux militants, aux dirigeants communautaires et à toutes les personnes qui œuvrent pour mettre un terme à la discrimination salariale, tous les jours, dont Emanuela Heyninck, commissaire du Bureau de l'équité salariale, et le Bureau de l'équité salariale.

Nous reconnaissons le rôle primordial que les femmes jouent au sein de notre économie et nous n'oublions pas qu'elles gagnent en moyenne moins que les hommes, une bien triste réalité.

Nous devons renouveler notre engagement pour mettre fin à cette discrimination, célébrer les contributions extraordinaires des femmes à la vie économique et veiller à ce que nos filles et nos petites-filles soient reconnues à leur juste valeur.

En marquant cette journée, l'Ontario se joint à d'autres instances du monde entier pour reconnaître que, malgré les progrès notables que nous avons réalisés, nous avons encore du travail à faire.

Les femmes représentent une partie majeure de la main-d'œuvre, la majorité des diplômés d'études postsecondaires et un nombre croissant de nos dirigeants.

Elles incluent des innovatrices et des scientifiques, des enseignantes et des chefs de direction et, je suis incroyablement fier de le dire, la première ministre de l'Ontario.

Cependant, en moyenne, les femmes ne gagnent pas le même salaire que les hommes, et cet écart se creuse parmi les femmes racialisées et celles atteintes d'un handicap.

Tant qu'il existera un fossé salarial, le moteur économique de l'Ontario ne fonctionnera pas à pleine puissance.

C'est pourquoi nous avons demandé à la Commission de l'équité salariale de l'Ontario d'organiser une table ronde pour réfléchir aux moyens de combler l'écart salarial en Ontario.

C'est notre gouvernement, sous la direction du premier ministre Peterson, qui a adopté la Loi sur l'équité salariale. Aujourd'hui, cette loi est encore reconnue comme étant l'une des lois sur l'équité salariale les plus progressistes au monde.

En 2012, nous avons accordé un financement de près de 1,5 million de dollars pour soutenir les femmes dans les métiers spécialisés.

Nous avons aussi lancé le programme Deuxième carrière et sommes venu en aide à plus de 38 000 femmes qui voulaient entamer une nouvelle carrière.

Nous savons aussi que 58 pour cent des personnes gagnant un salaire minimum sont des femmes. Notre gouvernement augmentera le salaire minimum qui passera à 11 $ le 1er juin.

Nous avons déposé un projet de loi qui, s'il est adopté, reliera les augmentations annuelles futures du salaire minimum à l'Index des prix à la consommation en Ontario afin que les femmes et tous les travailleurs et travailleuses puissent nourrir leur famille, se loger et assurer un avenir prometteur à leurs enfants.

Cette initiative mettra plus d'argent dans les poches des femmes travailleuses et de leurs familles.

La vérité, Monsieur le Président, est que la Journée de l'équité salariale ne devrait pas exister.

La reconnaissance de la valeur du travail effectué par les femmes contribue à la création d'une société plus égalitaire, plus juste et plus prospère.

Par conséquent, je demande à tous les Ontariens et Ontariennes de réaffirmer leur engagement à combler l'écart salarial pour que nous puissions atteindre l'équité salariale.

J'aimerais maintenant céder la parole à l'honorable Teresa Piruzza, ministre déléguée à la condition féminine, qui parlera elle aussi de cette importante question.

Je vous remercie.

Ministre Piruzza

Monsieur le Président, je prends la parole pour me joindre à mon collègue le ministre du Travail et saluer en ce 16 avril la Journée de l'équité salariale.

Je partage la conviction du ministre et de notre gouvernement concernant l'importance de cette journée.

Elle est particulièrement importante pour les femmes de l'Ontario.

Aujourd'hui, les femmes constituent la moitié de la population active de la province, et plus de la moitié de nos diplômés de niveau postsecondaire sont des femmes.

Professionnellement, les femmes ont réussi à s'imposer dans chaque domaine.

Près de 50 pour cent des petites et moyennes entreprises du Canada appartiennent en tout ou en partie à des femmes.

Partout au Canada, les petites entreprises appartenant à des femmes génèrent la somme énorme de 18 milliards de dollars par an, et procurent 1,7 million d'emplois.

Et malgré toutes nos réussites – il existe des défis.

Le fait que l'écart de rémunération entre les sexes existe signifie que l'on n'utilise pas pleinement le potentiel économique des femmes – flouer les femmes sur le marché du travail signifie flouer les familles ontariennes.

Nous savons qu'aider les femmes à parvenir à l'égalité homme femme est vital pour la prospérité économique de l'Ontario.

Nous comprenons également les difficultés auxquelles sont aux prises certaines femmes sur le marché du travail.

Mon collègue le ministre Flynn a mentionné les mesures importantes prises par le ministère du Travail pour augmenter le salaire minimum, et renforcer les droits des travailleuses et des travailleurs vulnérables.

Je suis très encouragée par ces mesures, parce que nous savons qu'elles profiteront tout particulièrement aux femmes.

Notre gouvernement fait aussi des investissements importants dans les services de garde, ainsi que dans la maternelle et le jardin d'enfants à plein temps.

Ces investissements aident les femmes à revenir dans la population active, ou à suivre une formation pour améliorer leurs compétences tout en sachant que l'on prend bien soin de leurs enfants.

Par le biais de la Direction générale de la condition féminine de l'Ontario, nous investissons également dans des programmes de formation à l'intention des femmes, afin de les aider à trouver des emplois mieux rémunérés dans les métiers spécialisés et dans le secteur des technologies de l'information.

Nous continuons aussi d'appuyer la promotion de la femme dans les entreprises et aux postes de haute direction.

Nous savons qu'aujourd'hui les femmes représentent exactement 15,9 pour cent des membres des conseils d'administration des 500 entreprises figurant au classement du Financial Post.

L'été dernier, notre gouvernement a demandé à la Commission des valeurs mobilières de l'Ontario d'entreprendre un examen et une consultation publique concernant le principe de gouvernance d'entreprise selon lequel il faut « se conformer ou s'expliquer ».

Nous l'avons fait parce qu'un stigmate persiste dans le monde des affaires, et que nous devons travailler fort pour le changer.

Nous avons vu, quand d'autres pays avaient adopté le principe selon lequel il faut « se conformer ou s'expliquer », qu'il y avait eu une augmentation du nombre de femmes aux postes de dirigeant d'entreprise.

En tant que gouvernement, et en tant que modèles de rôle féminin, nous devons continuer de travailler fort pour éliminer les obstacles.

Pour les femmes d'aujourd'hui et les leaders de demain.

Unissons-nous donc afin de saluer la Journée de l'équité salariale pour promouvoir l'égalité des femmes.

Nous devons réduire les disparités entre les sexes pour toutes les femmes de l'Ontario.

Que ce soit en assurant des salaires décents aux personnes qui fournissent des services de première ligne, en brisant le plafond de verre pour les cadres supérieurs d'entreprise, ou en surmontant les obstacles à l'égalité auxquelles les femmes se heurtent dans les métiers spécialisés.

Parce que c'est bon pour notre économie, et que c'est ce qu'il y a lieu de faire.

Un Ontario fort passe par des femmes fortes.

Je vous remercie Monsieur le Président.