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4.  Intervention d'urgence

  • Diffusion : juillet 2013
  • Dernière mise à jour : juillet 2013

Les événements qui ont suivi le tremblement de terre et le tsunami survenus au Japon le 11 mars 2011, et la situation d'urgence subséquente à la centrale de Fukushima ont soulevé de nombreuses questions quant à savoir si des rayonnements radioactifs pourraient atteindre l'Ontario. GSUO n'a pas considéré qu'il s'agissait d'une situation d'urgence pour la province, mais les SCR ont néanmoins réagi en augmentant la fréquence d'échantillonnage dans un certain nombre des stations de surveillance de la qualité de l'air ainsi que la collecte d'échantillons de précipitations et d'eaux de surface. On a également accru la surveillance dans les stations de traitement de l'eau de la région de Toronto ainsi que la surveillance du lait dans le cadre du Programme ontarien de surveillance des installations nucléaires afin de déterminer si un effet pouvait être détecté.

Les filtres à air recueillis ont été analysés à l'aide de détecteurs au germanium de haute pureté pour estimer la concentration de nucléides émetteurs de rayons gamma : iode 131, césium 134, césium 137, tellure 132 et xénon 133. Des échantillons de précipitations, de lait et d'eau ont été analysés de façon similaire pour les nucléides émetteurs de rayons gamma : iode 131, césium 134, césium 137 et cobalt 60.

Les concentrations de radionucléides mesurées à la suite de l'incident de Fukushima étaient extrêmement faibles par comparaison à celles qui correspondraient à un engagement de dose absorbée par inhalation ou ingestion de 0,1 mSv pour la population. Aucune augmentation mesurable du niveau de radioactivité n'a été observée dans la majorité des échantillons prélevés. De l'iode 131 a toutefois été détectée à des concentrations extrêmement faibles sur certains filtres à air. Les valeurs qui ont été déterminées étaient nettement inférieures au niveau recommandé par la Commission canadienne de sûreté nucléaire (0,2 Bq/m3) qui se traduirait par une dose annuelle de 0,1 mSv.

La surveillance accrue constituait une mesure proactive visant à fournir des données de référence pour le cas où un panache radioactif important provenant du Japon atteindrait l'Ontario. Il s'est avéré que cet incident n'a pas eu l'impact immédiat que l'ont craignait initialement, ce dont nous sommes très heureux. Au total, 103 échantillons supplémentaires ont été prélevés qui ont donné lieu à 486 analyses.

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ISSN 1929-2902