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4. Enjeux liés à la formation, à la compétence et à la main-d'œuvre

  • Diffusion : 15 avril 2015
  • Dernière mise à jour : avril 2015
  • Voir aussi : Addenda

Enjeu

Dans un proche avenir, le secteur minier de l'Ontario pourrait faire face à des pénuries de compétences et de main-d'œuvre. Les pertes de travailleurs, y compris les départs à la retraite, combinées avec la demande d'agrandissement et de construction de mines existantes et nouvelles feront augmenter les exigences en matière de recrutement et de formation au sein du secteur. Le ministère de la Formation et des Collèges et Universités a élaboré des normes relatives au programme de formation obligatoires pour l'exploitation de mines souterraines qui composent le fondement des modules de formation du programme de tronc commun dans le secteur minier. Il importe de déterminer si le contenu de ces programmes de formation et la manière dont ils sont dispensés répondront aux besoins en croissance et en évolution du milieu de travail.

Ce que nous avons entendu

Les responsables de l'Examen ont entendu que la santé et la sécurité au travail font partie intégrante d'un apprentissage continu. Cela commence lorsqu'on présente le milieu de travail aux étudiants – grâce à des programmes coopératifs, à un programme « Amenez votre enfant au travail » ou par leur premier emploi – et cela se poursuit toute leur vie durant. Tous les intervenants du secteur minier visent les mêmes résultats : tout le monde veut s'assurer que les mineurs retournent à la maison sains et saufs à la fin de chaque quart de travail. À l'égard de la formation et du perfectionnement des compétences, tous conviennent que tous les travailleurs d'un lieu de travail doivent être :

  • formés et doivent posséder les compétences dont ils ont besoin pour accomplir leurs tâches, y compris l'utilisation de tout équipement et matériel qu'on leur fourni ou qu'ils sont tenus d'utiliser;
  • au courant des dangers et des risques associés auxquels ils peuvent être confrontés au travail.

Au sein du secteur minier, il existe un appui pour le concept du programme actuel de formation par modules et pour la démarche de formation. Bien que certains intervenants aient proposé que le métier de mineur devienne un métier à accréditation obligatoire et que des programmes d'apprentissage soient élaborés afin de transmettre les connaissances des mineurs plus expérimentés aux apprentis, la plupart estiment que le modèle actuel du programme de formation par modules, tronc commun sert bien le secteur. La plupart d'entre eux croient que la nature diversifiée des mines de l'ensemble de l'Ontario ne se prête pas au modèle d'apprentissage traditionnel.

Les préoccupations qui existent à l'égard du programme de tronc commun portent principalement sur la manière dont les modules sont offerts et dont on assure la pertinence du contenu et sa mise à jour. Par exemple, les responsables de l'Examen ont entendu que le programme de formation serait plus efficace s'il y avait : des normes destinées aux formateurs; de meilleurs outils pour évaluer l'efficacité de la formation chez les nouveaux travailleurs et les compétences des stagiaires; ainsi que des occasions de formation continue et de cours de perfectionnement. À l'heure actuelle, une fois les modules terminés, aucune autre formation n'est requise. Les responsables de l'Examen se sont interrogés sur le fait qu'un cours ponctuel est suffisant pour soutenir les travailleurs pendant toute leur carrière. En ce qui concerne le maintien du caractère actuel et de la pertinence, les responsables de l'Examen ont entendu que le contenu des modules du tronc commun – en particulier les modules destinés aux superviseurs – devrait être examiné par le ministère de la Formation et des Collèges et Universités.

Analyse

Défis liés à la main-d'œuvre

Le secteur minier de l'Ontario emploie actuellement environ 26 377 travailleurs – dont 12 408 travaillent dans des mines souterraines (y compris des mines exploitées au niveau souterrain et à ciel ouvert).

Tableau 5 – Total des emplois du secteur minier de l'Ontario en 2014
Type de travailleurNombre de travailleurs
Mine souterraine (temps plein) 10 549
Mine souterraine (entrepreneurs) 1 859
Mine à ciel ouvert (temps plein) 4 076
Mine à ciel ouvert (entrepreneurs) 719
Pierre, sable et gravier 7 600
Autre (R-D, siège social, ingénierie) 1 574
Total 26 377

Le secteur minier de l'Ontario est au courant des défis associés au fait d'attirer et de maintenir une main-d'œuvre qualifiée. Selon une analyse du Conseil des ressources humaines de l'industrie minière (RHiM), d'ici 2018, environ 50 % de la main-d'œuvre du secteur minier de l'Ontario aura quitté l'industrie – plus de la moitié de ces travailleurs prendront leur retraite[10]. Des pertes de travailleurs de cette envergure entraîneront de grands besoins d'embauche et de formation[11]. . En 2016, le secteur devra recruter 6 700 personnes simplement pour maintenir sa capacité existante (c.-à-d. son niveau de référence). D'ici 2021, le secteur devra recruter 15 810 personnes, ce qui représente plus de 35 % de la main-d'œuvre actuelle du secteur minier de l'Ontario, selon le scénario de référence[12].

Tableau 6 – Besoins en matière d'embauche déterminés par le RHiM selon trois scénarios : besoins en ressources humaines de référence, en période récessionniste et en période expansionniste
Scénario20162021
Récessionniste 5 410 14 080
De référence 6 700 15 810
Expansionniste 7 640 16 910

Le groupe consultatif a évalué le potentiel de croissance future du secteur minier de l'Ontario en se fondant sur les renseignements fournis par l'Ontario Mining Association (OMA) (en anglais seulement) et le ministère du Développement du Nord et des Mines (MDNM). L'analyse de la disponibilité de la main-d'œuvre réalisée par les responsables de l'Examen a fait une importante distinction entre les projets de développement économique à plus long terme et ceux qui sont importants à l'échelle régionale, comme les besoins de main-d'œuvre spécialisée dans les mines du Cercle de feu, les nouvelles mines et celles qui sont en expansion.

En se fondant sur une analyse des prévisions du MDNM et sur l'analyse du RHiM évoquée ci-dessus, les responsables de l'Examen sont d'avis que l'industrie connaîtra une croissance continue grâce à l'ouverture de nouvelles mines, et que le secteur sera confronté à des défis pour faire concurrence à d'autres secteurs pour lesquels le bassin de travailleurs qualifiés est limité. Les défis que pose la disponibilité de la main-d'œuvre à long terme diffèrent pour l'ensemble du secteur minier de ceux des projets de développement régional, comme le Cercle de feu ou certaines nouvelles mines et les mines en expansion. Les mines éloignées vont vraisemblablement faire face à des défis de recrutement encore plus importants.

Le gouvernement provincial collabore étroitement avec les représentants des travailleurs et des employeurs, les intervenants communautaires, le secteur de l'éducation ainsi que les associations de santé et de sécurité pertinentes pour mettre en œuvre des stratégies afin de s'assurer que le secteur minier dispose des travailleurs qualifiés dont il a besoin. Par exemple, les possibilités d'éducation offertes aux étudiants sont maintenant plus nombreuses, des efforts concertés sont faits pour améliorer l'image de l'industrie et des efforts ciblés sont déployés pour attirer de nouveaux talents vers le Nord et les retenir. Les organisations industrielles adoptent une démarche proactive en sensibilisant les étudiants et les enseignants au sujet de l'industrie. Étant donné que la santé et la sécurité au travail est une composante importante d'un apprentissage continu, le fait d'exposer des étudiants du secondaire à une formation accrue et à une plus grande sensibilisation à la santé et à la sécurité est un début sain et un fondement pour l'entrée des jeunes sur le marché du travail. Des éléments de santé et de sécurité sont déjà inclus dans une variété d'endroits qui dispensent le cursus des études secondaires.

Formation dans le secteur minier

À l'avenir, le secteur minier dépendra d'un nombre important de mineurs relativement inexpérimentés qui travailleront dans des milieux plus complexes (c.-à-d. des mines plus profondes et plus éloignées) et qui utiliseront un nombre croissant de nouvelles technologies minières et de nouvelles approches. Les travailleurs nouveaux et en place, y compris les entrepreneurs externes, les gens de métiers et d'autres personnes, devront pouvoir acquérir rapidement les compétences et la formation nécessaires, qui constituent une composante essentielle d'un système de santé et de sécurité de classe mondiale.

Afin d'examiner les pratiques actuelles en matière de formation en santé et sécurité, les responsables de l'Examen ont étudié les politiques des sociétés minières de l'Ontario en la matière, y compris les renseignements présentés, le mode de prestation (en classe, en ligne, sur place) et la durée des formations. Ils ont également observé les pratiques exemplaires en Ontario et dans d'autres territoires de compétence mondiaux dans le secteur minier. De cette évaluation, ils ont appris que la main-d'œuvre du secteur minier de l'ensemble du Canada, de l'Amérique du Nord et du monde varie beaucoup selon le type de matière extraite et les méthodes utilisées. Les exigences relatives à la formation varient également selon des facteurs comme le type d'exploitation et le fait qu'il y ait ou non une combinaison de mines à ciel ouvert et de mines souterraines.

La Loi sur la santé et la sécurité au travail (LSST) de l'Ontario oblige les employeurs à fournir aux travailleurs les renseignements, les directives et la formation nécessaires pour protéger leur santé et leur sécurité, ce qui comprend le fait de fournir aux superviseurs les renseignements et les directives dont ils ont besoin pour assumer leurs responsabilités conformément à la Loi. Les employeurs qui exploitent des mines doivent former leurs travailleurs dans le tronc commun et les modules de spécialité exigés par le Règlement 854 (Mines et installations minières) pris en application de la LSST. Les employeurs sont également tenus de former les travailleurs à l'égard du matériel / des processus précis qu'ils utiliseront et auxquels ils auront recours et de leur fournir d'autres programmes de formation au besoin.

Formation des travailleurs

Le ministère de la Formation et des Collèges et Universités (MFCU), en consultation avec le secteur minier au sein du Comité tripartite du secteur minier , élabore et maintient les programmes de formation modulaire sur les mines : les modules du tronc commun et les modules de spécialité. Le tronc commun comporte la formation obligatoire pour les débutants destinée aux nouveaux travailleurs qui intègrent des milieux de travail miniers particuliers. Par exemple, le programme n° 770010, Fouille en roche dure – exploitation souterraine, est composé de quatre modules obligatoires du tronc commun et de 75 modules de spécialité (qui sont suivis au besoin). Les quatre modules du tronc commun couvrent les compétences suivantes :

  • suivre les procédures d'accueil et d'orientation en surface et sous terre (U0000);
  • effectuer des inspections générales (U0001);
  • purger la roche désagrégée (U0002);
  • effectuer le verrouillage et l'étiquetage des moteurs principaux et du matériel connexe (U0012).

Les modules de spécialité constituent des formations pratiques obligatoires fondées sur les compétences et offertes sur le lieu de travail (article 11, Règlement 854, Mines et installations minières, LSST). Les employeurs des mines et des installations minières sont tenus de créer et de maintenir les programmes de formation modulaires appropriés afin de former leurs travailleurs. Chaque employeur doit présenter au ministère de la Formation et des Collèges et Universités une demande visant à désigner une personne comme le signataire autorisé, ce qui signifie que cette personne a la responsabilité d'assurer la qualité de la formation, de maintenir les dossiers de formation et de déterminer les compétences des travailleurs aux fins de l'agrément une fois le programme de formation modulaire terminé. Chaque programme est assorti de lignes directrices précises énonçant les préalables du programme, les exigences relatives à l'accréditation du ministère, les responsabilités du signataire autorisé, les qualifications du formateur et les lignes directrices relatives à la vérification.

Il est essentiel de maintenir les compétences et les connaissances des travailleurs, de même que de les sensibiliser aux dangers associés au lieu de travail, afin d'assurer leur santé et leur sécurité. Bien qu'il existe des exigences qui s'appliquent à la formation initiale des mineurs en Ontario, il n'existe à l'heure actuelle aucune exigence officielle à l'égard d'une formation de perfectionnement ou de mécanisme visant à assurer que les travailleurs se tiennent à jour à l'égard des nouvelles compétences ou des technologies en évolution. En ce qui concerne le perfectionnement, le rapport Stevenson (1986) recommandait des cours de perfectionnement périodique sur le contrôle des pressions de terrains qui étaient, à l'époque comme maintenant, le risque auquel on accordait la priorité. Le rapport recommandait également que les mineurs soient régulièrement évalués sur leurs connaissances relatives aux pratiques actuelles et qu'on leur donne une formation supplémentaire au besoin. En ce qui concerne la formation sur les nouvelles compétences et les nouveaux processus, chaque fois que de nouvelles technologies d'exploitation souterraine sont présentées, il est essentiel que les mineurs reçoivent rapidement une formation appropriée.

Formation des directeurs/superviseurs

Au cours d'un atelier d'évaluation (juillet 2014) rendu possible grâce au ministère du Travail et pendant d'autres consultations, les responsables de l'Examen ont entendu que l'expérience et la formation des superviseurs et des directeurs constituaient des facteurs importants de santé et de sécurité au travail.

Pour être superviseur dans une mine, il faut répondre à quatre exigences clés :

  • être titulaire d'un certificat de premiers soins de la CSPAAT;
  • avoir terminé la formation de base Tronc commun, fouille en roche dure – Exploitation souterraine;
  • être inscrit au module Tronc commun – Supervision immédiate;
  • correspondre à la définition que donne la LSST de personne compétente

À l'heure actuelle en Ontario, on peut devenir superviseur dans une mine avant d'avoir terminé le module Tronc commun – Supervision immédiate. En 2012, le nombre de modules préalables du Tronc commun – Supervision immédiate a été réduit et, selon certains experts en la matière, ces modifications ont réduit la qualité de la formation. Quand les responsables de l'Examen ont comparé les exigences en matière de formation des directeurs/superviseurs de l'Ontario avec celles d'autres territoires de compétence au Canada, aux États-Unis et ailleurs dans le monde, ils ont découvert que certains avaient des exigences uniques ou distinctes en matière de formation des directeurs et des superviseurs de mines souterraines qui n'existent actuellement pas en Ontario. Par exemple, certains territoires ont des exigences spécifiques qui s'appliquent à un « directeur de mine », notamment :

  • un diplôme d'études secondaires dans une discipline de génie minier précise ou des documents valides provenant d'une autorité de certification équivalente;
  • une expérience pertinente en exploitation minière souterraine pendant une période donnée (jusqu'à cinq ans) et de l'expérience précise en exploitation minière, comme un an de travail au front de taille;
  • une expérience directe à titre de superviseur;
  • une connaissance des lois applicables et des activités de sauvetage minier souterrain.

En outre, certains territoires de compétence ont établi des exigences précises à l'égard des superviseurs, notamment :

  • avoir terminé des cours précis, notamment relatifs au rôle d'un superviseur dans les systèmes de gestion de la santé et de la sécurité et le contrôle des pressions de terrains;
  • avoir terminé toute formation exigée dès que cela est raisonnablement faisable après avoir été désignés directeurs (dans certains territoires de compétence, les superviseurs qui peuvent démontrer diverses combinaisons d'expérience, d'éducation ou de formation seraient considérés comme ayant déjà une formation équivalente);
  • bénéficier du mentorat d'un autre superviseur pendant un nombre minimal d'heures.

Formation à l'échelle de la direction / de l'entreprise

Dans une réflexion sur la Loi sur la santé et la sécurité au travail, James Ham a déclaré que s'il « devait apporter une modification à la Loi, il rendrait les chefs de direction plus responsables du rendement de leur entreprise en matière de santé et de sécurité. »[14] Pour vraiment protéger la santé et la sécurité des travailleurs, les sociétés minières doivent créer une culture de santé et de sécurité au sein de l'entreprise. Il est essentiel que chaque employé de l'entreprise connaisse de manière approfondie les règles, les processus et les obligations en matière de santé et sécurité en Ontario.

L'engagement du directeur principal de la mine donne le ton de toute la culture de la sécurité. D'autres territoires de compétence ont reconnu la nécessité que la haute direction soit activement engagée en matière de santé et de sécurité en établissant des exigences minimales. Dans certains cas, comme indiqué ci-dessus, ils ont créé des attentes en lien avec l'expérience et la formation; dans d'autres, ils exigent que le directeur de la mine soit titulaire d'un agrément professionnel. En Ontario, de tels préalables n'existent pas.

Défis à surmonter pour assurer une formation de qualité supérieure uniforme

Le secteur minier fait face à deux grands enjeux lorsqu'il est question d'assurer une formation de qualité supérieure : veiller à la mise à jour régulière du contenu du programme et veiller à ce que la formation soit dispensée de manière uniforme.

Le Comité tripartite du secteur minier est responsable d'élaborer et de mettre à jour les programmes de formation, ainsi que de conseiller le ministère de la Formation et des Collèges et Universités (MFCU) sur les modules de formation. Ce groupe de collaborateurs peut être un mécanisme efficace afin d'améliorer constamment la formation sur la sécurité dans les mines de l'Ontario. Le Comité tirerait parti d'une capacité uniforme et d'une représentation permanente du ministère de la Formation et des Collèges et Universités. Les responsables de l'Examen ont entendu que, bien que le Comité accomplisse un excellent travail, il doit avoir accès à des ressources pour assurer la constance de son niveau élevé de fonctionnement.

Ils ont également entendu que la qualité de la prestation de la formation peut varier d'un lieu de travail à un autre. En 2008, les lignes directrices relatives à la vérification des signataires autorisés ont été créées par le ministère de la Formation et des Collèges et Universités pour s'attaquer au problème de l'uniformité en normalisant les aspects clés de l'élaboration de la formation, de sa prestation et de la production de rapports à cet égard. Toutefois, cette vérification est effectuée par le signataire autorisé lui-même, conservée dans l'entreprise et n'est pas examinée par un tiers. Actuellement, il n'existe aucun moyen de déterminer la qualité et l'uniformité de la formation dans le secteur. Un certain travail en cours au ministère du Travail, portant sur la création de programmes de formation et l'élaboration de normes destinées aux fournisseurs, pourrait permettre d'élaborer un modèle visant à améliorer la prestation de la formation dans le secteur.

L'exploitation minière comme métier

Au cours des consultations publiques, certaines personnes ont indiqué que l'exploitation minière devrait être un métier, mais il y avait beaucoup plus d'appui pour les modules de formation du tronc commun actuel. Les responsables de l'Examen ont examiné les pratiques exemplaires d'autres territoires de compétence, ainsi que d'autres démarches en matière de reconnaissance professionnelle qui existent au Canada (p. ex., le programme de reconnaissance professionnelle de l'industrie minière canadienne du RHiM). Si l'exploitation minière souterraine était un métier ou nécessitait un programme de reconnaissance professionnelle (comme le propose le RHiM), les compétences pourraient être plus mobiles pour les travailleurs et les employeurs. Cependant, des exigences plus élevées en matière de formation créeraient un obstacle pour les travailleurs débutants qui œuvrent actuellement dans le secteur, ce qui pourrait s'avérer problématique dans une industrie qui sera confrontée à des défis de recrutement de la main-d'œuvre au cours de la décennie à venir. À ce stade de la progression du secteur, les responsables de l'Examen ne recommandent pas de faire de l'exploitation minière un métier.

Recommandations

  • 4.1 Accroître la formation des superviseurs et de la direction comme suit :
    • en exigeant que le Comité tripartite du secteur minier qui soutient l'élaboration d'un programme de formation du tronc commun, présente aux ministères du Travail et de la Formation et des Collèges et Universités des options et des recommandations afin d'améliorer la formation en santé et en sécurité des superviseurs et de la direction;
    • en demandant au Comité tripartite du secteur minier d'examiner les préalables du tronc commun – Supervision et de déterminer le meilleur format pour cette formation (p. ex., en classe ou pratique).
  • 4.2 Le ministère du Travail entamera des discussions avec le ministère de la Formation et des Collèges et Universités sur la qualité et l'uniformité de la prestation de la formation du tronc commun dans le secteur de l'exploitation minière souterraine afin d'évaluer l'état actuel de la prestation de la formation et de déterminer dans quelles circonstances un cours de perfectionnement pourrait être approprié.

[ 10 ] Conseil des ressources humaines de l'industrie minière. Rapport de l'Ontario sur les projections de la demande de main-d'œuvre, 2009.

[ 11 ] Ibid. Conseil des ressources humaines de l'industrie minière. Rapport de l'Ontario sur les projections de la demande de main-d'œuvre, 2009.

[ 12 ] Conseil des ressources humaines de l'industrie minière. Prévisions sur l'emploi et l'embauche dans l'industrie minière canadienne 2011, p. 19.

[ 13 ] Le Comité tripartite du secteur minier est composé d'un nombre égal de représentants de la main-d'œuvre et de la direction de l'industrie, ainsi que de représentants des ministères du Travail et de la Formation et des Collèges et Universités.

[ 14 ] Report of the Provincial Inquiry into Health and Safety in the Pulp and Paper Industry, April 1990 .

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