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Protéger les personnes travaillant à l’extérieur contre les plantes dangereuses

  • Diffusion : 4 juillet 2014
  • Dernière mise à jour : juin 2015

Avis de non-responsabilité : Cette ressource a été créée pour aider les parties des lieux de travail à comprendre certaines des obligations que leur imposent la Loi sur la santé et la sécurité au travail, et les règlements qui y sont associés. Il ne se veut pas un avis juridique et ne vise pas à remplacer la Loi sur la santé et la sécurité au travail et les règlements qui y sont associés. Pour obtenir de plus amples renseignements, voir l'avis de non-responsabilité intégral.

Quel est le risque pour la santé?

Les plantes dangereuses peuvent causer de douloureuses réactions cutanées après être entrées accidentellement en contact avec la peau. Ces plantes poussent dans toutes les régions de l’Ontario. Si beaucoup de gens savent reconnaître l’herbe à puce, ils ne connaissent pas toujours les plantes qui sont encore plus toxiques, comme la berce du Caucase ou le panais sauvage. La sève de la berce du Caucase et du panais sauvage peut entraîner des réactions cutanées plus graves, qui risquent de laisser des cicatrices plus longtemps que d’autres plantes dangereuses dont il est question ci-dessous. Les personnes travaillant à l’extérieur dans certaines régions courent le risque d’entrer en contact avec ces plantes dangereuses et devraient donc s’informer à leur sujet pour être en mesure de s’en protéger.

Exemples d’emplois à risque

Les personnes travaillant à l’extérieur dans les régions où poussent ces plantes dangereuses comprennent notamment : les travailleurs de la construction de bâtiments et de routes, les travailleurs du secteur forestier, dont les entrepreneurs forestiers, les agriculteurs, les conseillers de camp, les arpenteurs-géomètres, les équipes d’exploration minière, les planteurs d’arbres, les ouvriers-paysagistes, les guides de chasse et de pêche ainsi que les personnes travaillant dans des parcs ou des aires de gestion de la faune.

Quelles plantes dangereuses trouve-t-on en Ontario?

En Ontario, les plantes dangereuses comprennent notamment la berce du Caucase, le panais sauvage, l’herbe à puce, le sumac à vernis et la grande ortie.

Berce du Caucase

La berce du Caucase pousse dans l’ensemble des régions du Sud et du centre de l’Ontario. Le contact avec la sève de la berce du Caucase peut entraîner la cécité ainsi que des brûlures et la formation de cloques graves sur la peau.

La berce du Caucase est une grande plante, qui peut atteindre jusqu’à cinq mètres de hauteur. Quand la plante est jeune, de grandes rosettes sans fleurs se forment. Elles peuvent faire jusqu’à deux mètres de haut. À maturité, des tiges à fleurs poussent et forment de grandes grappes de fleurs blanches en forme de parapluie qui peuvent atteindre 90 cm de diamètre. On reconnaît la berce du Caucase à ces deux caractéristiques distinctives. Premièrement, sa tige a des taches et des ponctuations rouge violacé ainsi que des poils rudes. Deuxièmement, ses feuilles ressemblent à des feuilles d’érable qui seraient très dentées. Au début du mois de mai, les feuilles mesurent environ 30 centimètres de diamètre. La plante contient une sève liquide transparente qui contient des toxines photosensibilisantes, qui peuvent rendre la peau sensible à la lumière ultraviolette, notamment à la lumière du soleil. Le contact de la peau avec la sève suivi de son exposition au soleil peut provoquer des enflures, de graves brûlures et des cloques douloureuses. Les symptômes se déclarent généralement dans les 48 heures. La gravité de la réaction dépend du degré de sensibilité de chaque personne. Selon le degré de sensibilité, les symptômes peuvent persister plusieurs mois et la peau peut rester sensible à la lumière du soleil pendant des années. On signale que la sève qui entre en contact avec les yeux a déjà causé une cécité temporaire ou permanente.

Panais sauvage

On trouve le panais sauvage dans l’ensemble de l’Ontario, tout particulièrement dans la région de l’Est de l’Ontario. Cette plante pousse dans les jardins et les terrains laissés à l’abandon, les prairies, les champs incultes et le long des routes et des voies ferrées. Au contact de la peau, la sève, qui contient également des toxines photosensibilisantes, a les mêmes effets que celle de la berce du Caucase.

La première année, le panais sauvage pousse près du sol sous forme de rosettes dont les feuilles font en moyenne six pouces de long. À maturité, le panais sauvage comporte des tiges à fleurs d’environ quatre pieds de haut et des grappes de fleurs jaunes en forme de parapluie qui donnent de grandes graines plattes. Tout contact avec les fruits, les fleurs ou les feuilles du panais sauvage suivi d’une exposition à la lumière du soleil peut entraîner une inflammation de la peau. Les réactions cutanées suivantes peuvent se manifester : sensations de brûlure, rougissement de la zone affectée, cloques, graves brûlures. Les réactions causées par le contact au panais sauvage se manifestent souvent par de longues tâches ou coulées le long de la peau. On les confond souvent avec les réactions causées par l’herbe à puce. On n’a pas besoin d’avoir été sensibilisé au panais sauvage par une exposition préalable, comme c’est le cas pour l’herbe à puce.

Herbe à puce

L’herbe à puce, ou sumac vénéneux, est une plante sauvage qui peut causer chez la plupart des gens des démangeaisons reliées à une éruption cutanée. Elle pousse en touffes dans les clairières, à la lisière des bois, le long des routes, dans les prairies, dans les terrains incultes et le long de clôtures dans l’ensemble de l’Ontario, au sud d’une ligne qui relierait North Bay à Kenora.

« S’il y a trois folioles, n’y touchez pas! ». L’herbe à puce possède trois folioles. La tige de la foliole centrale est plus longue que les tiges des deux folioles latérales. L’herbe à puce pousse de différentes façons : en petits plants arbustifs tapissant le sol, en plants droits de 60 à 90 cm de haut, ou autour d’arbres, d’arbustes et de poteaux, comme des vignes. L’herbe à puce contient dans toutes les parties de la plante de l’huile qui peut sensibiliser le système immunitaire, ce qui pourrait entraîner une réaction allergique cutanée lors de l’exposition suivante. Les réactions cutanées à l’herbe à puce provoquent des démangeaisons reliées à une éruption cutanée qui peuvent être légères ou graves. Quand la plante est arrachée ou cabossée, l’huile qu’elle renferme peut entrer en contact avec la peau. L’huile peut aussi s’imprégner dans les vêtements et rester sur des bottes, des outils. Elle peut aussi affecter d’autres personnes par contact ou par frottement. Si l’on fait brûler cette plante, l’huile peut se volatiliser dans la fumée du feu, ce qui peut entraîner chez les personnes y étant sensibles de graves réactions allergiques des voies respiratoires, voire de graves réactions cutanées. L’huile peut aussi gicler quand on coupe cette plante.

Sumac à vernis

Le sumac à vernis est une plante sauvage qui, comme l’herbe à puce, peut causer chez la plupart des gens des démangeaisons reliées à une éruption cutanée. Cette plante indigène du Sud de l’Ontario ressemble à un arbuste ou à un petit arbre. On la trouve dans les bois humides et en bordure de marais ou de lacs. Sa sève contient la même huile irritante qui se trouve dans l’herbe à puce. Les feuilles, en été, tout comme les branches nues, en hiver, peuvent entraîner de graves éruptions cutanées.

Le sumac à vernis a des feuilles composées formées de 3 à 6 paires de folioles, qui sont pratiquement en face les unes des autres, et d’une autre foliole à leur sommet. Le bout des folioles est pointu et leurs côtés sont arrondis, en général. Elles deviennent rouges en automne. Les fleurs sont pâles et se réunissent en grappes tombantes. Les baies sont blanchâtres ou de couleur terne.

Grande ortie

La grande ortie est une plante à fleurs garnie de poils urticants sur les feuilles et les tiges, qui contiennent de l’acide et d’autres substances chimiques. Cette plante pousse dans tout l’Ontario. Elle forme de grandes colonies dans les anciens pâturages, les plaines inondables, les régions boisées et le long des rives de cours d’eau.

La grande ortie peut faire jusqu’à un mètre de hauteur. Ses feuilles sont vert foncé, de forme ovoïde. Elles sont dentées et mesurent 5 à 15 centimètres de long et deux à cinq centimètres de large. Les orties fleurissent de juin à septembre et les fleurs sont réunies en petites grappes tombantes de fleurs verdâtres-blanches qui se situent au-dessus de l’endroit où les feuilles se rattachent à la tige.

Au contact de la peau, la grande ortie peut provoquer une dermatite chimique ou une inflammation de la peau causée par l’acide qui se trouve dans les poils creux qui couvrent les feuilles et les tiges. Quand on touche cette plante, ses poils urticants se cassent après être rentrés dans la peau, ce qui permet à l’acide de pénétrer sous la peau.

Prévention

  • Familiarisez-vous avec les plantes dangereuses dont il est question ci-dessus afin d’être en mesure de les reconnaître dans la nature. Veuillez consulter les ressources qui suivent afin d’obtenir davantage de renseignements qui vous aideront à reconnaître ces plantes.
  • Ne touchez jamais ces plantes et ne vous y frottez jamais sans protection.
  • Si vous devez travailler près de la plante, protégez-vous en portant une combinaison et des bottes étanches ainsi que des gants de caoutchouc. De même, portez un écran facial pour protéger vos yeux et votre visage et éviter le contact avec cette plante. Le port de vêtements imperméables de protection augmente le risque de stress dû à la chaleur. Faites attention à prendre les précautions nécessaires afin de prévenir ce risque.
  • Enlevez vos vêtements soigneusement, afin d’éviter tout contact avec la sève qui pourrait s’y trouver.
  • Lavez vos gants de caoutchouc à nouveau avant de les retirer.
  • Enfin, enlevez vos lunettes de protection, si vous en portez.
  • Mettez les vêtements non jetables au lavage et lavez-vous au savon et à l’eau.
  • Lavez tout matériel étant entré en contact avec la plante, sa sève ou son huile.
  • Évitez toute exposition au soleil et couvrez toute surface de peau exposée (si vous êtes exposé à la berce du Caucase ou au panais sauvage).
  • La seule personne habilitée à couper les plantes dangereuses ou à contrôler leur propagation doit connaître :
    • les dangers relatifs à ces plantes;
    • les techniques de contrôle permettant d’éviter d’entrer en contact avec la plante comprennent une protection des yeux ainsi qu’un écran facial pour éviter les éclaboussures/goutelettes de sève/d’huile
    • les techniques permettant de prévenir la propagation de la plante.

Que faire si l’on est entré en contact avec des plantes dangereuses?

  • Nettoyez immédiatement la zone affectée avec du savon et de l’eau froide.
  • Il faut utiliser de l’eau froide parce que l’eau chaude ouvre les pores de la peau, ce qui pourrait permettre à la sève ou à l’huile d’être absorbée plus en profondeur.
  • Évitez toute exposition au soleil et couvrez toute surface de peau exposée (si vous êtes exposé à la berce du Caucase ou au panais sauvage).
  • Demandez des soins médicaux immédiatement.

Ressources et renseignements supplémentaires

Berce du Caucase

Giant hogweed and other seasonal hazards (en anglais seulement)

Giant Hogweed, Heracleum mantegazzianum (en anglais seulement)

Berce du Caucase

Panais sauvage

Wild parsnip, Pastinaca sativa (en anglais seulement)

Terrestrial Invasive Plants: Wild Parsnip (en anglais seulement)

Wild Parsnip: Best Management Practices in Ontario (PDF; en anglais seulement)

Herbe à puce

Poison ivy, Toxicodendron radicans (en anglais seulement)

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