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Note d'orientation à l'intention des pompiers : Dangers du dioxyde de carbone

Avis de non-responsabilité : Cette ressource a été créée pour aider les parties des lieux de travail à comprendre certaines des obligations que leur imposent la Loi sur la santé et la sécurité au travail, et les règlements qui y sont associés. Il ne se veut pas un avis juridique et ne vise pas à remplacer la Loi sur la santé et la sécurité au travail et les règlements qui y sont associés. Pour obtenir de plus amples renseignements, voir l'avis de non-responsabilité intégral.

Contexte

Les pompiers peuvent être exposés à un risque d'intoxication au dioxyde de carbone dans le cadre de leur travail.

Préoccupations et dangers

À des concentrations élevées, le dioxyde de carbone peut déplacer l'oxygène de l'air, privant ainsi le corps d'oxygène, ce qui peut causer une perte de conscience. Le dioxyde de carbone agit également comme un puissant dépresseur du système nerveux central.

Mesures devant être prises par les employeurs

Les employeurs devraient :

  • inclure les principes établis dans la présente note d'orientation dans leurs procédures et lignes directrices opérationnelles normalisées;
  • envisager de consulter leur comité mixte sur la santé et la sécurité ou leur délégué à la santé et à la sécurité au moment d'élaborer des procédures et des lignes directrices.

Dioxyde de carbone

Voici quelques notions de base concernant le dioxyde de carbone ou le CO2 :

  • le CO2 est un gaz incolore et inodore que les humains ne peuvent détecter;
  • la principale voie d'exposition au CO2 est l'inhalation;
  • à des concentrations élevées, le CO2 est considéré comme étant un asphyxiant, parce qu'il peut déplacer l'oxygène de l'air;
  • il s'agit d'un puissant dépresseur du système nerveux central;
  • le CO2 liquide est entreposé à des températures extrêmement basses ou cryogéniques, de sorte que le liquide ou les vapeurs froides peuvent refroidir ou geler la peau;

Un manque d'oxygène peut provoquer divers symptômes, notamment :

  • une respiration rapide;
  • un rythme cardiaque rapide;
  • de la maladresse;
  • une réaction émotive;
  • de la fatigue;
  • des nausées et des vomissements;
  • un effondrement;
  • des convulsions;
  • le coma;
  • la mort.

Les symptômes apparaissent plus rapidement à l'effort physique en raison de l'augmentation du taux d'inhalation.

Lieux d'exposition

Autrefois, le CO2 était habituellement livré dans des cylindres pressurisés aux entreprises qui servent des boissons gazeuses ou de la bière pression.

De grandes quantités de gaz liquéfié à très basses températures peuvent être conservées dans un vase de Dewar – un récipient en métal ou en verre argenté à doubles parois entre lesquelles on a fait le vide, qui permet de contenir des liquides à une température bien en dessous de la température ambiante. Ces vases de Dewar peuvent être placés à l'intérieur ou à l'extérieur d'un bâtiment et un véhicule de livraison assure leur remplissage.

Les établissements commerciaux et industriels peuvent utiliser des systèmes de réfrigération au CO2, notamment les établissements où l'on fabrique soi-même sa bière ou son vin.

Points à considérer à l'égard de l’intervention

Des occupants peuvent signaler le déclenchement d'alarmes de CO2 comme celles des détecteurs de monoxyde de carbone. Un appareil respiratoire autonome devrait être utilisé pour mener l'enquête.

Au moment d'intervenir sur un lieu où du CO2 est entreposé, être conscient de la possibilité que le CO2 puisse fuir des systèmes de livraison. Porter le matériel de protection individuelle approprié, y compris des gants et un appareil respiratoire autonome.

Les signes d'exposition possible qui méritent l'attention comprennent ce qui suit :

  • plus d'une victime présentent les symptômes énumérés ci-dessus;
  • des victimes inconscientes gisent dans des espaces non ventilés;
  • des alarmes de CO2 retentissent;
  • des occupants ont signalé une fuite de CO2.

Si l'on soupçonne la présence d'une fuite de CO2, envisager les mesures suivantes :

  • porter un appareil respiratoire autonome et commencer à aérer le bâtiment;
  • assurer une ventilation à pression positive pour éliminer le CO2, particulièrement provenant de zones souterraines, en raison de la concentration élevée en vapeur;
  • éloigner immédiatement les victimes de la zone à risque, leur fournir de l'oxygène d'appoint et communiquer avec les services médicaux d'urgence;
  • s'il est sécuritaire de le faire, fermer, isoler ou déplacer le cylindre ou le vase de Dewar qui fuit après avoir enfilé une tenue pour la lutte contre les incendies de structure, y compris des gants et un appareil respiratoire autonome;
  • s'il n'est pas sécuritaire de fermer, d'isoler ou de déplacer le cylindre ou le vase de Dewar qui fuit, l'enlever et traiter les lieux comme s'il s'agissait d'un incident mettant en cause des matières dangereuses;
  • communiquer avec le fournisseur et l'Office des normes techniques et de la sécurité dans tous les cas de fuites de CO2;
  • s'assurer que la zone est sécuritaire, en vérifiant la présence de CO2 avant d'autoriser les occupants à réintégrer les lieux.

Règlements, lois et normes applicables

Lisez :

  • Loi sur la santé et la sécurité au travail
    • l'alinéa 25 (2) a) pour fournir aux travailleurs des renseignements et des directives;
    • l'alinéa 25 (2) d) pour informer les travailleurs des risques;
    • l’alinéa 25 (2) h) pour prendre toutes les précautions raisonnables afin d'assurer la protection des travailleurs.
  • Règlement de l’Ontario 833 (Contrôle de l’exposition à des agents biologiques ou chimiques)
    • l'article 4 pour connaître la limite d'exposition à court terme au CO2 de 30 000 parties par million et la limite moyenne pondérée dans le temps du CO2 de 5 000 parties par million, comme l'indique le tableau de l’ACGIH 2013.

Avis de non-responsabilité : La présente ressource Web a été créée pour aider les parties des lieux de travail à comprendre certaines des obligations que leur imposent la Loi sur la santé et la sécurité au travail, et les règlements qui y sont associés. Elle ne vise pas à remplacer la Loi sur la santé et la sécurité au travail, et les règlements qui y sont associés. Il convient de toujours se reporter au texte de loi officiel.

Il incombe aux parties des lieux de travail d'assurer le respect de la législation. La présente ressource Web ne se veut pas un avis juridique. Les personnes qui ont besoin d'aide pour interpréter la législation et son application possible dans des circonstances précises devraient consulter un avocat.

La présente ressource Web sera mise à la disposition des inspecteurs du ministère du Travail, mais ceux-ci feront observer la Loi sur la santé et la sécurité au travail, et les règlements qui y sont associés en se fondant sur les faits qu'ils pourraient relever dans les lieux de travail. La présente ressource Web ne se répercute d'aucune façon sur le pouvoir de décider qu'ont les inspecteurs lorsqu'il s'agit de faire observer les lois et règlements.