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Ligne directrice nº 28 : Aéronefs à voilure fixe | Lignes directrices sur la sécurité dans l'industrie du cinéma et de la télévision de l'Ontario

  • ISSN : 978-1-4249-9955-2
  • Diffusion : juin 2009
  • Dernière mise à jour : août 2010

Aéronefs à voilure fixe

Les procédures qui suivent sont recommandées pour tous les travaux liés aux aéronefs à voilure fixe. On doit également appliquer la présente ligne directrice le cas échéant, conjointement avec la ligne directrice n° 5 (Plan de cascade) et la ligne directrice n° 17 (Autos-caméra).

Les variations des conditions naturelles ou les conditions atmosphériques défavorables comme le vent, la température et l'heure de la journée peuvent nuire aux aéronefs à voilure fixe (c'est-à-dire les avions, les planeurs et les ultralégers).

Les conditions artificielles comme le poids, le matériel non intégré et le lancement de dispositifs pyrotechniques ou de fumée peuvent elles aussi avoir une incidence sur la capacité du pilote de voler en toute sécurité. Prendre des précautions particulières pour assurer la sécurité lorsque l'on travaille à proximité d'un aéronef qui se trouve près des caméras, des acteurs et des membres de l'équipage, y compris lorsqu'il circule au sol, qu'il décolle et qu'il atterrit.

Il importe de noter que sauf durant le décollage et l'atterrissage, Transports Canadainterdit d'utiliser un aéronef au-dessous des altitudes suivantes :

  1. régions fortement peuplées : au-dessus de toute ville ou agglomération ou de tout rassemblement de personnes à l'extérieur, à une altitude inférieure à 300 mètres (1 000 pieds) au-dessus de l'obstacle le plus haut se trouvant horizontalement dans un rayon de 600 mètres (2 000 pieds) de l'appareil;
  2. autres régions : à une altitude inférieure à 150 mètres (500 pieds), sauf au-dessus d'un plan d'eau étendu ou de zones faiblement peuplées. Dans ce cas, l'appareil ne doit pas être utilisé à moins de 150 mètres (500 pieds) de toute personne, structure, navire ou véhicule.
  1. Tous les pilotes commandants de bord doivent détenir une autorisation en vertu de l'article approprié du Règlement de l'aviation canadien (RAC). Cette autorisation n'est pas toujours requise; cela dépend de l'emplacement de la prise de vues. Il faut communiquer avec la Direction de l'aviation générale de Transports Canada en cas d'incertitude quant à l'obligation d'obtenir une autorisation. Un préavis de soixante (60) jours est recommandé dans la mesure du possible.
  2. Le pilote commandant de bord détient en tout temps le pouvoir final de décision à l'égard de son avion et il doit assurer le commandement de ses opérations aériennes et des activités connexes.
  3. Communications : Le coordonnateur aérien et le pilote commandant de bord sont responsables d'assurer la coordination avec le représentant de production désigné et de mettre en oeuvre un plan pour les communications entre les participants dans les airs et au sol. Cela peut comprendre, sans toutefois s'y limiter, le personnel responsable des communications au sol, les communications radio air-sol, les fréquences ou les canaux désignés, les signaux visuels, les signaux d'arrêt et les signaux à bras. Une SEULE personne responsable des communications au sol doit établir et maintenir en tout temps les communications air-sol avec l'avion sur un canal unique.
  4. Équipage nécessaire et personnes autorisées.
    1. Seules les personnes qui consentent à se trouver à proximité de l'appareil et qui sont nécessaires au tournage et y participent directement prendront part aux opérations aériennes lorsque celles-ci se déroulent à moins de 150 mètres (500 pieds) des personnes concernées.
    2. Le coordonnateur aérien et (ou) le pilote commandant de bord et le personnel désigné responsable de la sécurité sont généralement responsables de maintenir un périmètre visant à assurer qu'aucune personne non autorisée ne s'approche à moins de 150 mètres (500 pieds) des opérations aériennes. Il faut consulter la norme 623.07 du Règlement de l'aviation canadien (RAC) de Transports Canada pour connaître les considérations particulières.
  5. Une acrobatie ou une séquence d'effets spéciaux planifiée d'avance ne doit être modifiée d'aucune façon sans l'autorisation du coordonnateur aérien ou du pilote commandant de bord.
  6. Au début de chaque journée de tournage, le coordonnateur aérien et (ou) le pilote commandant de bord et le représentant de production désigné doivent tenir une réunion de sécurité à l'attention du personnel de production et des personnes nécessaires au tournage, y compris le personnel responsable des situations d'urgence et de la sécurité. Ces réunions doivent avoir lieu dans un endroit exempt de bruits et d'autres distractions, dans la mesure du possible, et seuls l'équipage de conduite, le personnel de soutien de l'équipage de conduite, les parachutistes, les exécutants au sol (p. ex., les équipes pyrotechniques et les annonceurs) et le personnel clé responsable de l'événement peuvent y assister. Le personnel clé responsable de l'événement s'occupe des opérations de sécurité et d'urgence dans les airs et au sol relatives à l'événement. On doit vérifier la présence de chaque participant à la séance d'instructions en appelant leur nom ou tout autre moyen, et un registre doit être soumis à la Direction de l'aviation générale de Transports Canada sur demande. Les exécutants qui n'assistent pas à la séance d'instructions ne sont pas autorisés à participer au programme aérien ce jour-là.
  7. Le coordonnateur aérien et (ou) le pilote commandant de bord doivent désigner une (1) personne-ressource qui est uniquement responsable de la sécurité au sol. Cette personne doit assister aux réunions de sécurité pertinentes à l'attention du personnel de production.
  8. En cas de doute sur la sécurité d'une scène aérienne faisant intervenir des prises de vues à basse altitude au-dessus des caméras, le coordonnateur aérien et (ou) le pilote commandant de bord et les personnes concernées doivent se réunir pour décider s'il faudrait utiliser une caméra bloquée.
  9. La fiche de tournage comporte au recto une déclaration selon laquelle : « Un avion sera utilisé au sol et dans les airs à proximité de l'équipe de tournage et de l'équipement. Il faut porter toute préoccupation à l'attention du directeur de production ou du premier assistant réalisateur avant le tournage. » La société de production doit informer tous les acteurs et les membres de l'équipage de cette déclaration.
  10. Les acteurs, les membres de l'équipage et le matériel doivent demeurer dans une zone protégée au sol en tout temps.
  11. Si un appareil est filmé avec son moteur en marche, on doit prendre des mesures de sécurité suffisantes relativement à toute activité ayant lieu en avant de l'hélice, ce qui inclut le personnel au sol désigné.
  12. Il est interdit de fumer dans un rayon de 33 mètres (100 pieds) de l'aéronef ou du camion de ravitaillement.
  13. Tout dommage ou toute question relative à un dommage causé à un avion doit immédiatement être signalé au coordonnateur aérien ou au pilote commandant de bord.
  14. On doit évacuer chaque extrémité de la piste ou de l'aire d'atterrissage lors des décollages et des atterrissages. On doit prendre des mesures de sécurité appropriées quant à l'emplacement des caméras lorsque l'on filme le décollage ou l'atterrissage de l'avion.
  15. Effectuer les manoeuvres acrobatiques à basse altitude le plus parallèlement possible aux limites des zones de tournage et d'équipement désignées ou en s'en éloignant.

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