Imprimer  Imprimer cette page

Fiche technique No 5-07 : Ventilation des garages

  • Diffusion : mars 1993
  • Directives concernant la santé et la sécurité
  • Dernière mise à jour : juin 2009

1. Généralités

Il faut ventiler les garages pour éviter que les travailleurs ne soient exposés à des concentrations moyennes d'oxyde de carbone pondérées en fonction du temps supérieures à 35 parties par million, pour une journée de travail normale de 8 heures ou une semaine de 40 heures. En outre, une exposition de courte durée (c'est-à-dire en-deça de 15 minutes) ne doit pas dépasser des concentrations de 400 parties par million d'oxyde de carbone. En cas d'utilisation d'un système général d'évacuation, il importe que ce système assure une ventilation uniforme des lieux en prenant des dispositions nécessaires pour assurer le renouvellement de l'air.

2. Box de réparation

Les systèmes mécaniques locaux d'évacuation, directement raccordés aux tuyaux d'échappement et débouchant à l'extérieur, devraient avoir les débits minimums suivants :

340 m3/h (200 pi3/min) par véhicule de cylindrée inférieure à 6,5 L (400 po3) 680 m3/h (400 pi3/min) par véhicule cylindrée supérieure.

Un tuyau flexible de faible longueur, raccordé au tuyau d'échappement et débouchant à l'extérieur, peut remplacer le système de ventilation mécanique mentionné au paragraphe 2.1. Le tuyau de raccordement relié au tuyau d'échappement devrait être serré à bloc pour réduire le risque de fuites de gaz d'échappement dans le lieu de travail.

3. Garage de réparation

Outre les systèmes d'évacuation des gaz d'échappement mentionnés à la section 2, lorsque les travées de réparation ne sont pas immédiatement contiguës à une porte de garage donnant sur l'extérieur, il importe d'assurer une ventilation générale continue à raison de 2 550 m3/h (1 500 pi3/min) par travée intérieure, de manière à diluer les gaz d'échappement résultant du déplacement des véhicules dans le bâtiment.

4. Stationnement (garage de stationnement)

Les prescriptions de la présente section sont fondées sur une évaluation de l'exposition à court terme des conducteurs aux gaz d'échappement dégagés dans un garage de stationnement durant les manoeuvres d'entrées et de sorties. Il est parfois nécessaire de prévoir une ventilation supplémentaire (par ex. un apport d'air frais tempéré dans la cabine du gardien) au cas où :

  1. les travailleurs resteraient longtemps dans le garage,
    1. les moteurs des véhicules tourneraient au ralenti pendant de longues périodes (par ex. réchauffements en hiver, chargement, etc.) ou
    2. le plan de circulation générale serait tel que les véhicules arriveraient ou partiraient groupés.

    Il convient d'assurer un débit constant d'air frais de 850 m3/h (500 pi3/min) par espace de stationnement.

    Il n'est pas nécessaire d'assurer une ventilation mécanique dans le cas :

    1. des garages de stationnement situés au-dessus du niveau du sol, d'une capacité totale de moins de 20 véhicules à moteur et reliés à l'extérieur par une rampe d'accès; ou
    2. des garages de stationnement situés à 90 cm (3 pi) ou moins au-dessous du niveau du sol et dotés d'ouvertures murales représentant au moins 25 % de la surface des murs. Les ouvertures doivent être réparties de façon à assurer une ventilation transversale.

    5. Quai de chargement (intérieur)

    Une ventilation continue, à raison de 36 m3/h/m2 (2 pi3/min/pi2) de surface de quai, est suffisante dans la mesure où les moteurs des camions ne tournent qu'au moment de l'entrée et de la sortie du quai.

    6. Fosses de graissage et de réparation

    Afin d'empêcher l'accumulation de vapeurs inflammables/ combustibles, il convient d'assurer une ventilation mécanique continue du plancher des fosses vers l'extérieur, à raison de 18 m3/h/m2 (1 pi3/min/pi2 de surface. Le système de ventilation devrait se trouver à 300 mm (12 po) de hauteur au plus et être de préférence à moins de 150 mm (6 po) du plancher des fosses.

    7. Dispositif de contrôle de l'oxyde de carbone

    À l'exception des fosses de graissage et de réparation, où une ventilation continue s'impose (voir section 6), il est possible d'installer un dispositif de contrôle efficace de l'oxyde de carbone, commandant la mise en marche des ventilateurs.