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Annexe – Instantané de l’Ontario

Remarque : Les données de la présente section sont tirées de l’Enquête nationale auprès des ménages de 2011, de l’Enquête sur la population active et de l’Enquête sur la dynamique du travail et du revenu réalisées par Statistique Canada.

Situation de la population active

Plus de 6,8 millions de personnes font partie de la population active (personnes qui ont un emploi et celles qui n’en ont pas). Parmi elles, 3,3 millions, ou 48,4 %, sont des femmes. Au nombre des 3,6 millions de personnes qui ne sont pas dans la population active, plus de 2 millions (ou 57,8 %) sont des femmes.

Le taux d’activité sur le marché du travail est plus élevé chez les hommes (69,9 %) que chez les femmes (61,4 %). Il en va de même pour le taux d’emploi (64,2 % comparativement à 56,3 %). Le taux de chômage chez les hommes et les femmes est le même (8,3 %).

Écart salarial entre les sexes

Selon les gains annuels moyens pour tous les travailleurs, l’écart salarial entre les sexes de l’Ontario s’est rétréci, passant de 55,6 % en 1976 à 44,4 % en 1986, puis à 31,5 % en 2011. Durant l’intervalle de 10 ans entre 1976 et 1986, l’écart salarial entre les sexes a diminué de 11,2 points de pourcentage, mais il ne s’est refermé que de 11,3 points pendant les 24 années qui ont suivi, soit de 1987 à 2011.

Selon le salaire horaire, l’écart salarial entre les sexes est moins grand à la fois pour les employés à temps plein et à temps partiel. L’écart de salaire horaire moyen a augmenté de 18,0 % en 1997 à 20,2 % en 2001, puis a diminué à 15,9 % en 2006 pour augmenter de nouveau à 16,5 % en 2007, avant de retomber à 12,0 % en 2011.

Travail

Le terme « travail » désigne le nombre de semaines au cours d’une année durant lesquelles une personne a travaillé à un emploi salarié ou à son compte. Les hommes travaillent presque une semaine de plus que les femmes en moyenne au cours d’une année. Parmi les personnes qui ont travaillé, la majorité (tant les hommes que les femmes) a travaillé de 49 à 52 semaines.

Travail à temps plein et à temps partiel

La majorité des femmes ayant un emploi travaillent à temps plein (près de 2,3 millions de femmes). Par contre, 26,7 % des femmes qui travaillaient (plus de 800 000 d’entre elles) avaient un emploi à temps partiel, comparativement à 14,2 % des hommes.

La part des femmes de l’emploi à temps plein a lentement augmenté, passant de 38 % en 1987 à 44 % en 2014. Au cours de cette même période, la part des femmes de l’emploi à temps partiel a diminué de façon modérée, passant de 71 % en 1987 à 66 % en 2014.

Les recherches citent souvent la prestation des soins et les responsabilités familiales comme raisons expliquant pourquoi les femmes travaillent à temps partiel. En 2014, 11 % des femmes ont indiqué qu’elles travaillent à temps partiel parce qu’elles prennent soin des enfants, et 3 % de plus ont mentionné d’autres responsabilités personnelles ou familiales.

Les femmes travaillant à temps partiel ont présenté un salaire horaire moyen plus élevé que les hommes travaillant à temps partiel (écart salarial entre les sexes de 15 % en 1997 et écart de 7,6 % en 2014). Toutefois, les personnes qui travaillent à temps partiel ont tendance à avoir un salaire horaire moindre que les personnes qui travaillent à plein temps. Selon le salaire horaire moyen chez les employés à temps plein, l’écart salarial entre les sexes est demeuré, bien qu’il soit passé de 16,0 % en 1997 à 9,6 % en 2014.

Travail permanent ou temporaire

En 2014, l’écart salarial entre les sexes mesuré par le salaire horaire moyen était plus prononcé pour les employés permanents (12,5 %) que pour les employés temporaires (9,6 %). Par contre, depuis 1997, l’écart salarial entre les sexes pour les employés permanents a diminué (était de 18,7 % en 1997), tandis que cet écart a augmenté pour les employés temporaires (était de 6,4 % en 1997).

Travail au salaire minimum

Il est important de noter qu’il n’y a pas d’écart salarial entre les sexes pour les personnes qui travaillent au salaire minimum, car le taux du salaire minimum est le même pour les hommes et les femmes. Par contre, plus de femmes que d’hommes occupent des emplois au salaire minimum. En 2012, les femmes représentaient 58,3 % des travailleurs touchant le salaire minimum en Ontario, ce qui indique qu’en général, les femmes sont désavantagées sur le plan salarial.

Âge

Une tendance notable est que les jeunes femmes ont une plus forte capacité de gain. Chez les femmes âgées de 15 à 24 ans, l’écart salarial entre les sexes est passé de 8 % en 1997 à 5 % en 2014 (mesuré en fonction du salaire horaire moyen) et de 33 % en 1976 à 19 % en 2011 (mesuré en fonction des gains annuels moyens).

État matrimonial

L’écart salarial entre les sexes (mesuré en fonction des gains annuels moyens) est toujours demeuré beaucoup plus élevé chez les femmes mariées que chez celles qui ne l’ont jamais été. Toutefois, l’écart salarial a baissé de façon plus importante chez les femmes mariées, car il a connu une diminution de 17,2 points de pourcentage (passant de 46,6 % en 1976 à 29,4 % en 2011), tandis que l’écart chez les femmes qui n’ont jamais été mariées a diminué de 3,7 points de pourcentage (passant de 12 % en 1976 à 8,3 % en 2011).

Scolarité

Selon les gains annuels moyens, de 1987 à 2011, l’écart salarial entre les sexes chez les travailleurs à temps plein toute l’année a diminué pour tous les niveaux de scolarité, sauf chez les titulaires d’un grade universitaire. Au cours de cette période, l’écart chez les femmes titulaires d’un grade universitaire s’est élargi de 2 % pour atteindre 30,9 %, ce qui représente le plus important écart parmi toutes les catégories de niveaux de scolarité en 2011.

Cinquante-sept pour cent des femmes (56,8 %) détiennent un certificat ou un diplôme décerné par un collège, un cégep ou un autre établissement non universitaire et environ un tiers d’entre elles possède un certificat ou un diplôme d’apprenti ou d’une école de métiers. Le pourcentage de personnes détenant un certificat, un diplôme ou un grade universitaire supérieur au baccalauréat est de 23,8 % pour les femmes et de 23,0 % pour les hommes. Le pourcentage de personnes n’ayant pas atteint un niveau de scolarité leur permettant d’obtenir un certificat, un diplôme ou un grade est de 18,4 % pour les femmes et de 18,9 % pour les hommes.

Le domaine d’études le plus populaire pour les femmes, qui compte plus de 700 000 femmes, est le commerce, la gestion et l’administration des affaires. Plus de 600 000 femmes étudient en santé et dans des disciplines connexes, ce qui représente 80,9 % de tous les étudiants dans ce domaine. Le domaine d’études le plus important est l’architecture, le génie et les technologies connexes, qui compte plus de 1,1 million de personnes. Toutefois, les femmes ne composent que 9,2 % des étudiants dans ce domaine.

Professions et secteurs

Depuis 1987, les professions à prédominance féminine n’ont pas beaucoup changé. Les professions suivantes ont toujours affiché une concentration de 50 % ou plus de femmes : secteur de la santé; affaires, finance et administration; sciences sociales, enseignement, services gouvernementaux et religion; vente et services; et arts, culture, loisirs et sports.

Des tendances semblables ont été observées dans les secteurs à prédominance féminine. Depuis 1987, plus de 50 % des employés qui oeuvrent dans le secteur de la santé et des services sociaux, les services d’enseignement, l’hébergement et la restauration, les finances, les assurances, l’immobilier et la location sont des femmes.

Le plus grand nombre de femmes exerce des professions dans les ventes et les services (près de 900 000), les affaires, la finance et l’administration (près de 800 000) et l’enseignement, le droit et les services sociaux, communautaires et gouvernementaux (plus de 500 000).

Ce sont les professions du secteur de la santé qui ont la plus grande proportion de femmes comparativement aux hommes (80,1 % sont des femmes). La catégorie des métiers, du transport, de la machinerie et des domaines apparentés est caractérisée par la plus grande proportion d’hommes comparativement aux femmes (93,5 % sont des hommes). C’est également cette catégorie qui comporte le plus grand nombre d’hommes (plus de 800 000), suivie du secteur des ventes et des services (près de 700 000) et de la gestion (près de 500 000).

Le secteur désigne la nature de l’activité de l’établissement où la personne travaille. Les trois secteurs qui comptent le plus grand nombre de femmes sont ceux de la santé et des services sociaux (près de 600 000), le commerce de détail (un peu plus de 400 000), et les services d’enseignement (plus de 300 000). Ceux qui comptent le plus grand nombre d’hommes sont les secteurs de la fabrication (près de 500 000), de la construction (près de 400 000) et du commerce de détail (plus de 300 000). On retrouve la plus importante concentration de femmes (82,6 %) dans le secteur de la santé et des services sociaux. Le secteur de la construction présente la plus forte concentration d’hommes (88,4 %).

L’écart salarial entre les sexes diffère selon la profession et le secteur. Parmi les professions en gestion, qui offrent certains des salaires horaires les plus élevés, l’écart de salaire horaire entre les sexes a diminué. Il est passé de 21 % en 2008 à 12 % en 2012. L’écart salarial entre les sexes au sein des postes de haute direction était encore plus faible, passant de 10 % en 2008 à 6 % en 2012, mais seulement 0,3 % des femmes occupent ces postes, comparativement à 1 % des hommes.

Les femmes occupant des emplois dans les services de garde d’enfants et de préposés au soutien à domicile, qui représentent 93 % des travailleurs dans ce secteur, gagnent plus que les hommes qui occupent ces mêmes emplois, car, en 2012, leur salaire horaire moyen était de 16,59 $, tandis qu’il était de 15,08 $ pour les hommes. Le salaire horaire de ces femmes était quand même inférieur de près de 6 $ l’heure au salaire horaire moyen des femmes.

Les femmes dans la catégorie des métiers, du transport, du secteur primaire et des services publics connaissent l’écart salarial entre les sexes le plus important (en 2012, cet écart se situait entre 24 % et 28 %). Dans les catégories d’emploi ayant le plus haut pourcentage de femmes, c’est-à-dire les affaires, la finance, l’administration et les ventes et services, l’écart de salaire horaire entre les sexes se situe dans la moyenne de toutes les professions (14 % et 20 %). Dans le secteur des sciences, des technologies, du génie, des mathématiques et des sciences informatiques, il y a environ 2,6 fois plus d’hommes que de femmes.

Syndicalisation

Selon le salaire horaire moyen, l’écart salarial entre les sexes pour les travailleurs syndiqués et non syndiqués s’est resserré de 1997 à 2014, bien que l’écart demeure plus élevé pour ceux qui ne sont pas couverts par un syndicat. L’écart s’amenuise de façon plus constante chez les employés syndiqués.

L’écart salarial entre les sexes est passé de 9,8 % en 1997 à 4,6 % en 2014 pour les employés syndiqués, mais de 20,6 % en 1997 à 16,4 % en 2014 pour les employés non syndiqués.

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