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Les Directives concernant la santé et la sécurité au travail à l'intention des opérations agricoles en Ontario visent à souligner les dangers particuliers, parfois uniques et inhabituels, inhérents aux exploitations agricoles. Elles ont été élaborées conjointement par des représentants du milieu agricole, de la Farm Safety Association [en anglais seulement], du ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales et du ministère du Travail.
Les directives entendent aider les employeurs, superviseurs et travailleurs des exploitations agricoles à reconnaître les dangers et à déterminer la meilleure façon de respecter leurs obligations en vertu de la Loi sur la santé et la sécurité au travail (LSST) et des règlements d'application. Les directives renferment des renseignements généraux destinés à aider les personnes présentes au lieu de travail à repérer des dangers particuliers et des situations dangereuses. Elles suggèrent également diverses mesures à envisager pour protéger la santé et la sécurité des travailleurs et prévenir les blessures.
À noter que les directives ne remplacent pas les lois en vigueur. Les employeurs, superviseurs et travailleurs des exploitations agricoles ont des responsabilités et devoirs en vertu de la Loi sur la santé et la sécurité au travail et les quatre règlements d'application suivants : Opérations agricoles; Blessure critique--Définition; Training Programs; et Training Requirements for Certain Skill Sets and Trades. Ils doivent obéir aux exigences de la LSST et de ces quatre règlements.
Les employeurs sont légalement tenus de prendre toutes les précautions raisonnables dans les circonstances pour assurer la protection des travailleurs; pour leur part, les superviseurs et travailleurs doivent prendre les mesures appropriées pour repérer et éliminer tous les dangers au lieu de travail. Les directives constituent un point de départ pour les parties du lieu de travail; elles les aideront à déterminer la meilleure façon de respecter leurs obligations en vertu de la LSST. Toutefois, la conformité aux recommandations présentées dans les présentes directives ne dégage pas les parties du lieu de travail de l'obligation de respecter la LSST.
La présente est la première édition des directives. Celles-ci seront révisées et actualisées, au besoin, et élargies pour tenir compte des nouvelles technologies et méthodes de production.
L'équipement de protection individuelle (EPI) sert à réduire ou à prévenir l'exposition aux dangers qui menacent la santé et la sécurité des travailleurs sur la ferme. Il existe différents types d'EPI, dont voici quelques exemples : les appareils respiratoires, les chaussures de sécurité, les lunettes à coques, les protège-tympans ou les serre-tête antibruit, les casques protecteurs, les gants, les jambières-tablier et les amortisseurs de chute.
Les sujets suivants sont abordés :
Dans certaines circonstances, un travailleur peut être exposé à des niveaux de bruit supérieurs à 85 décibels sans porter de protecteur auditif. La période d'exposition acceptable varie en fonction du niveau de bruit (en décibels).
Divers types d'appareils respiratoires permettent de limiter les risques d'atteinte des voies respiratoires. Il importe que l'appareil utilisé pour accomplir une tâche protège contre le danger en question. Il peut être aussi dangereux d'utiliser le mauvais appareil respiratoire que de ne pas en utiliser du tout. Les respirateurs doivent être bien ajustés et, pour qu'ils soient étanches, le bord doit être bien adapté au visage du porteur.
On doit utiliser un protecteur oculaire lorsque des objets portés, des particules, des liquides, des liquides pulvérisés ou autre matière risquent de pénétrer dans les yeux. Les protecteurs peuvent prendre différentes formes, notamment :
Les chaussures de protection prennent généralement la forme de bottes à embout d'acier, comportant une cambrure en acier pour protéger le dessous du pied des plaies punctiformes. Les milieux humides pourraient nécessiter le port de bottes à embout d'acier imperméables et antidérapantes. Les dangers auxquels les travailleurs sont exposés aident à déterminer quelle chaussure de protection convient le mieux aux tâches à effectuer.
Les gants offrent une bonne protection pour les mains. Ils peuvent être fabriqués de divers matériaux, notamment coton, cuir, caoutchouc ou autres substances imperméables aux liquides. Pour choisir les gants appropriés, il faut identifier le type de danger et la tâche à accomplir.
Si le lieu de travail présente des risques de blessure à la tête, on doit envisager le port d'un casque de sécurité, d'un casque antichocs ou d'un casque protecteur. Les blessures à la tête peuvent découler d'un glissement ou d'une chute ou survenir lorsqu'on travaille avec des animaux imprévisibles, dans un endroit exigu ou à plafonds bas ou en présence de chutes d'objets.
Le port d'un protège-corps peut s'imposer dans diverses circonstances, notamment dans les environnements poussiéreux, durant la pulvérisation de pesticides liquides ou la manutention de produits chimiques dangereux. Le risque à maîtriser déterminera le type de protection approprié, par exemple, un tablier, une combinaison ou des vêtements de pluie.
L'utilisation d'une scie à chaîne exige le port de jambières-tablier ou des protecteurs de jambes.
Les ceintures de sécurité, les harnais et les cordons d'assujettissement visant à prévenir les blessures dues aux chutes figurent parmi les amortisseurs de chutes. (Voir la directive intitulée Chutes, glissades et trébuchements.)