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Ce guide ne vous est fourni qu’à titre indicatif. Il ne constitue pas un document juridique. Pour obtenir des renseignements complets, consultez la Loi de 2000 sur les normes d'emploi et ses règlements (tous les règlements ne sont pas disponibles en français).
Voir aussi : outil de licenciement
On utilise couramment un certain nombre d’expressions pour décrire les situations dans lesquelles on met fin à un emploi, notamment « mettre à pied », « remercier », « renvoyer », « congédier » et « débaucher ».
En vertu de Loi de 2000 sur les normes d'emploi (la Loi), une personne est licenciée lorsque son employeur :
Dans la plupart des cas, l’employeur qui souhaite licencier un employé qui est à son service depuis au moins trois mois sans interruption, doit fournir à ce dernier un préavis écrit de licenciement, une indemnité de licenciement ou un préavis accompagné d’une indemnité (à condition que la période visée par l’indemnité et le préavis soit égale à la période de préavis à laquelle l’employé a droit).
L’employeur n’est pas tenu de fournir à l’employé les motifs de son licenciement. Il existe toutefois certaines situations dans le cadre desquelles un employé ne peut être licencié, même si l’employeur est prêt à fournir un préavis écrit ou une indemnité de licenciement appropriés. À titre d’exemple, un employeur ne peut licencier ni pénaliser de quelque façon que ce soit un employé en raison du fait qu’il pose des questions au sujet de la Loi ou qu’il exerce ses droits en vertu de la Loi, notamment en refusant de travailler des heures excédentaires ou en prenant un congé prévu par la Loi. Consultez le chapitre « Représailles ».
Certains employés n’ont pas droit aux préavis ou aux indemnités de licenciement en vertu de la Loi, notamment ceux qui se sont rendus coupables d’actes graves d’inconduite volontaire, de désobéissance ou de manquement volontaire à leurs devoirs qui n’ont pas été tolérés par l’employeur. D’autres exemples comprennent les suivants : employés du secteur de la construction, ceux ayant fait l’objet d’une mise à pied temporaire, ceux qui ont refusé l’offre raisonnable d’un nouvel emploi et ceux qui ont été embauchés moins de trois mois auparavant.
Il existe un certain nombre d’autres exemptions à l’égard des dispositions de la Loi relatives au licenciement. Consultez la section « Exemptions à l’égard des dispositions relatives aux avis et aux indemnités de licenciement », ainsi que l'Outil de règles spéciales.
Les règles relatives au licenciement sont totalement distinctes de tout droit d’un employé à une indemnité de cessation d’emploi en vertu de la Loi.
Voir aussi : outil de licenciement
Il peut y avoir licenciement implicite lorsqu’un employeur apporte une modification importante à une condition d’emploi fondamentale de l’employé sans avoir obtenu le consentement explicite ou implicite de ce dernier.
Par exemple, un employé peut faire l’objet d’un licenciement implicite si son employeur modifie ses conditions d’emploi de façon à réduire considérablement son salaire ou à apporter des modifications importantes à l’égard de son lieu de travail, de ses heures de travail, de ses pouvoirs ou de ses fonctions. Il peut également y avoir licenciement implicite lorsqu’un employeur harcèle un employé, le maltraite ou lui impose le choix de démissionner ou d’être licencié, après quoi l’employé remet sa démission.
L’employé doit démissionner dans un délai raisonnable à la suite de la modification importante afin que les mesures prises par l’employeur puissent être considérées comme un licenciement au sens de la Loi.
Le licenciement implicite est une question délicate et complexe. Pour obtenir de plus amples renseignements à ce sujet, veuillez communiquer avec le Centre d’information sur les normes d’emploi au 1 800 531–5551.
Un employé est mis à pied de façon temporaire lorsqu’un employeur réduit ou supprime les heures de travail de l’employé sans mettre fin à son emploi (p. ex., en raison d’un manque de travail). Un employeur peut mettre un employé à pied de façon temporaire sans lui préciser la date à laquelle il sera rappelé au travail.
Au sens des dispositions de la Loi relatives au licenciement, une « semaine de mise à pied » s’entend d’une semaine au cours de laquelle l’employé a touché moins de la moitié du salaire qu’il gagne normalement (ou gagne en moyenne) pour une semaine.
Les semaines de mise à pied ne comprennent pas toute semaine au cours de laquelle l’employé n’a pas travaillé pendant un ou plusieurs jours parce qu’il n’était pas en mesure de le faire, qu’il faisait l’objet d’une suspension disciplinaire ou qu’il ne pouvait travailler en raison d’une grève ou d’un lock-out.
En vertu de la Loi, les employeurs ne sont pas tenus de fournir aux employés un préavis écrit ou un motif relativement à leur mise à pied temporaire. (Ils peuvent toutefois être tenus de les fournir en vertu d’une convention collective ou d’un contrat de travail.)
Une « mise à pied temporaire » en vertu de la Loi peut durer :
Si un employeur met un employé à pied pendant une période plus longue que celle indiquée ci-dessus, on considère alors qu’il a licencié cet employé. En règle générale, l’employé aura droit à une indemnité de licenciement.
En vertu de la Loi, un employeur peut :
Lorsqu’un employé est licencié, le délai de préavis requis se fonde généralement sur la durée d’emploi de l’employé chez l’employeur.
Une fois donné, le préavis de licenciement ne peut être annulé sans le consentement de l’employé.
Le tableau ci-dessous indique les délais de préavis prévus par la loi.| Durée d’emploi | Délai de préavis requis |
|---|---|
| Moins de 3 mois | Aucun |
| Au moins trois mois, mais moins de 1 an | 1 semaine |
| Au moins 1 an, mais moins de 3 ans | 2 semaines |
| Au moins 3 ans, mais moins de 4 ans | 3 semaines |
| Au moins 4 ans, mais moins de 5 ans | 4 semaines |
| Au moins 5 ans, mais moins de 6 ans | 5 semaines |
| Au moins 6 ans, mais moins de 7 ans | 6 semaines |
| Au moins 7 ans, mais moins de 8 ans | 7 semaines |
| 8 ans ou plus | 8 semaines |
Remarque : Des règles spéciales déterminent le délai de préavis requis dans le cas des « licenciements collectifs », c’est-à-dire qui touchent au moins 50 employés d’un même établissement au cours d’une période de quatre semaines.
Pendant le délai de préavis prévu par la loi, l’employeur doit :
Il s’agit du taux salarial de l’employé pour chaque heure de travail normale au cours d’une semaine.
Salaire de l’employé excluant la rémunération des heures supplémentaires, les indemnités de congés payés, le salaire pour jours fériés, les primes, les indemnités de licenciement et de départ ainsi que certaines sommes prévues en vertu d’un contrat.
Pour un employé qui travaille habituellement le même nombre d’heures chaque semaine, il s’agit d’une semaine de travail de ce nombre d’heures, à l’exclusion des heures supplémentaires.
Certains employés n’ont pas de semaine de travail normale, c’est-à-dire qu’ils ne travaillent pas le même nombre d’heures chaque semaine ou qu’ils ne sont pas rémunérés selon un taux horaire. Leur « salaire normal » pour une « semaine de travail normale » constitue le salaire moyen gagné au cours des 12 semaines précédant immédiatement la date à laquelle le préavis a été donné.
Un employeur n’a pas le droit de réduire le salaire auquel un employé a droit en fixant ses vacances à la période de préavis prévue par la loi, à moins que l’employé accepte de prendre ses vacances pendant la période de préavis après avoir reçu un préavis écrit de licenciement.
Si l’employeur accorde un délai de préavis plus long que le délai requis, la partie du délai de préavis prescrite par la loi est la dernière partie du délai prenant fin à la date de licenciement.
Dans la plupart des cas, le préavis écrit de licenciement doit être adressé à l’employé. Il peut être remis en personne ou envoyé par la poste, par télécopieur ou par courriel, à condition qu’il soit possible d’en confirmer la réception.
Des règles spéciales s’appliquent à la remise d’un préavis de licenciement si l’employé a signé un contrat d’emploi ou une convention collective qui lui confère des droits d’ancienneté selon lesquels il peut prendre la place d’un autre employé en cas de mise à pied ou de licenciement.
Dans ce cas, l’employeur doit afficher dans un endroit qui sera vu par les employés, un avis indiquant le nom de l’employé, son ancienneté, la classe de son poste et la date prévue de son licenciement. Cet avis est considéré comme un avis de licenciement à la date de l’affichage. Cet avis de licenciement doit toutefois respecter les délais prévus par la Loi.
Si un employé prend la place d’un autre employé, cet avis sera considéré comme un préavis de licenciement (à compter de la date d’affichage) de tout employé remplacé par un employé nommé dans l’avis.
Il y a aussi des règles spéciales sur la façon de remettre le préavis dans le cas des licenciements collectifs.
L’employé qui ne reçoit pas le préavis écrit requis par la Loi doit recevoir une indemnité de licenciement. L’indemnité de licenciement est un montant forfaitaire équivalent au salaire normal pour une semaine de travail normale auquel l’employé aurait eu droit s’il avait travaillé pendant le délai du préavis écrit. L’employé a droit à une indemnité de congés payés applicable à l’indemnité de licenciement. L’employeur doit continuer à verser les cotisations requises pour maintenir les régimes d’avantages sociaux auxquels l’employé aurait eu droit s’il avait continué à travailler durant la période de préavis.
Semaine de travail normale
Sarah travaille pour son employeur depuis trois ans et demi. Son poste a été éliminé et elle a été licenciée. Sarah n’a reçu aucun préavis écrit de licenciement.
Sarah travaillait 40 heures par semaine et gagnait 12,00 $ l’heure. Elle recevait également une indemnité de congés payés de 4 pour cent. Comme elle a travaillé pendant plus de trois ans, mais moins de quatre ans, elle a droit à une indemnité équivalant à trois semaines de travail à la place d’un préavis.
12,00 $ l’heure × 40 heures par semaine = 480,00 $ par semaine
480,00 $ × 3 semaines = 1 440,00 $
4 % de 1 440,00 $ = 57,60 $
1 440,00 $ + 57,60 $ = 1 497,60 $
Sarah a donc droit à 1 497,60 $.
Absence de semaine de travail normale
Thierry travaille dans une maison de soins infirmiers depuis quatre ans. Il travaille chaque semaine, mais son horaire est variable. Son taux salarial est de 12,00 $ l’heure et il reçoit une indemnité de congés payés de six pour cent.
Son employeur a supprimé son poste, mais il ne lui a pas donné de préavis écrit de licenciement. Thierry a été malade et a dû s’absenter pendant deux des douze semaines précédant immédiatement le jour de son licenciement. Il a gagné 1 800,00 $ au cours des 12 semaines précédant la date de son licenciement.
Thierry a droit à une indemnité de licenciement équivalant au salaire de quatre semaines de travail.
1 800,00 $ pour 12 semaines ÷ 10 semaines (il a été absent du travail pendant deux semaines; on ne tient donc pas compte de cette période dans le calcul) = 180,00 $ par semaine.
180,00 $ × 4 semaines = 720,00 $
6 % de 720,00 $ = 43,20 $
720,00 $ + 43,20 $ = 763,20 $
Thierry a donc droit à 763,20 $.
L’indemnité de licenciement doit être versée soit sept jours après le licenciement, soit au prochain jour de paie, selon la dernière de ces deux dates.
Des règles spéciales relatives aux préavis de licenciement peuvent s’appliquer lorsque 50 employés ou plus d’un même établissement sont licenciés au cours d’une période de quatre semaines. On appelle souvent cette situation « licenciement collectif » (remarque : dans certains cas, le terme « établissement » peut désigner plus d’un lieu de travail).
Lorsqu’un employeur entend procéder à un licenciement collectif, il doit remplir le Formulaire 1 (Préavis de licenciement) et le soumettre au directeur des normes d’emploi avant de remettre un préavis aux employés touchés. L’avis de licenciement collectif ne sera pas considéré valide tant que le directeur des normes d’emploi n’aura pas reçu ce formulaire.
En plus de remettre un préavis de licenciement à chacun des employés visés, l’employeur doit afficher bien en vue sur les lieux de travail une copie du formulaire 1 envoyé au directeur des normes d’emploi le premier jour de la période d’avis.
Le délai de préavis à donner dans le cadre d’un licenciement collectif ne se fonde pas sur la durée d’emploi des employés, mais sur le nombre d’employés licenciés. Un employeur doit fournir :
Les règles relatives au licenciement collectif ne s’appliquent pas dans l’un ou l’autre des cas ci-dessous.
Il se peut qu’un employé ayant reçu un préavis de licenciement conformément aux règles relatives au licenciement collectif souhaite démissionner avant la date de licenciement indiquée dans le préavis de l’employeur.
Le cas échéant, l’employé doit fournir à son employeur un préavis de démission écrit d’au moins une semaine s’il a été embauché il y a moins de deux ans. Si l’employé a été embauché au moins deux ans auparavant, il doit donner un préavis de démission écrit d’au moins deux semaines.
L’employé n’est pas tenu de donner de préavis de démission si l’employeur le licencie implicitement ou viole une condition du contrat d’emploi.
Un employé peut continuer de travailler temporairement pour son employeur au cours des 13 semaines suivant son licenciement sans que la date de licenciement initiale ne soit modifiée. Lorsque le travail temporaire prend fin, l’employeur n’est pas tenu de fournir à l’employé un avis de licenciement supplémentaire.
Si l’employé travaille plus de 13 semaines après la date de son licenciement, il a droit à un nouveau préavis écrit. La période d’emploi de l’employé comprendra également la période de travail temporaire.
Les « droits de rappel » sont les droits des employés mis à pied d’être rappelés au travail par leur employeur en vertu d’une condition d’emploi. Ces droits sont généralement énoncés dans les conventions collectives.
Un employé qui jouit de droits de rappel et qui a droit à une indemnité de licenciement en raison d’une mise à pied d’au moins 35 semaines peut :
Lorsqu’un employé a droit à la fois à une indemnité de licenciement et à une indemnité de départ, il doit prendre une seule décision pour les deux types d’indemnité.
Lorsqu’un employé non syndiqué décide d’exercer ses droits de rappel ou omet de faire un choix, son employeur doit verser le montant de l’indemnité de licenciement (et de l’indemnité de départ, le cas échéant) au directeur des normes d’emploi qui le détiendra en fiducie.
Lorsqu’un employé syndiqué décide d’exercer ses droits de rappel ou omet de faire un choix, l’employeur et le syndicat doivent conclure une entente afin de détenir en fiducie le montant de l’indemnité de licenciement (et de l’indemnité de départ, le cas échéant) de l’employé. Si l’employeur et le syndicat n’arrivent pas à s’entendre, l’employeur doit verser l’indemnité de licenciement (et l’indemnité de départ, le cas échéant) au directeur des normes d’emploi qui détiendra la somme en fiducie.
Si l’employé décide de renoncer à ses droits de rappel ou que ses droits deviennent caducs, la somme détenue en fiducie doit être versée à l’employé.
Si l’employé accepte un rappel au travail, la somme détenue en fiducie sera remise à l’employeur.
Bon nombre de ces exemptions sont complexes. Pour obtenir de plus amples renseignements à ce sujet, veuillez communiquer avec le Centre d’information sur les normes d’emploi au 1 800 531 5551.
Les exigences relatives aux préavis et aux indemnités de licenciement de la Loi ne s’appliquent pas aux employés ci-dessous.
Voir aussi : outil de licenciement
Les règles prévues par la Loi en matière de licenciement et de cessation d’emploi sont des règles minimales. L’employé peut décider de plutôt poursuivre l’employeur devant un tribunal pour « congédiement injustifié ». Cependant, l’employé ne peut pas poursuivre en justice un employeur pour congédiement injustifié et réclamer une indemnité de licenciement ou de cessation d’emploi auprès du ministère. Il doit choisir l’une des deux procédures. Il peut consulter un avocat pour connaître ses droits.
La Loi prévoit des normes minimales seulement. Certains employés peuvent avoir des droits en vertu de la common law ou aux termes d’autres lois qui leur confèrent des droits supérieurs à ceux de la Loi en ce qui a trait au préavis de licenciement (ou à l’indemnité de licenciement) et à l’indemnité de cessation d’emploi. Les employeurs et les employés peuvent consulter un avocat afin de connaître leurs droits.